Le tourisme en Thaïlande représente une part importante de l’économie thaïlandaise, soit entre 11% à 15% du PIB selon les estimations.

La Thaïlande a enregistré un nouveau record de 32,59 millions de visiteurs étrangers l’année dernière en 2016, dépassant les prévisions les plus optimistes, malgré un contexte moins favorable suite aux restrictions imposées par le deuil national.

L’Autorité du Tourisme de Thaïlande (TAT) a déclaré la semaine dernière que l’industrie touristique a engrangé en 2016 des recettes de 2520 milliards de bahts (soit 68,4 milliards d’euros) l’année dernière, soit 11% de plus qu’en 2015.

Un essor dû en grande partie à l’augmentation constante du tourisme en provenance de Chine ces dernières années. En 2016, 8,7 millions de touristes chinois ont visité la Thaïlande, alors qu’ils n’étaient que 900.000 à le faire en 2006…

Avec un marché de voyageurs chinois en pleine expansion, les responsables du tourisme thaïlandais s’attendent à devenir rapidement le plus grand marché pour ces touristes issus de la classe moyenne en Chine.

Les touristes chinois représentent déjà une clientèle importante autant pour le tourisme balnéaire et culturel, autant que pour ces formes de tourisme qui ne cessent de se développer : le tourisme médical et le tourisme de luxe.

L’essor du tourisme Chinois en Thaïlande

La Chine est désormais la cible principale des pays qui veulent développer rapidement leurs revenus touristiques, et la Thaïlande n’est pas en reste.

Effectivement, la Chine est le premier partenaire économique du royaume. Les liens entre les deux pays se sont resserrés d’autant plus depuis le coup d’État de 2014, qui a été condamné par les États-Unis, mais pas par la Chine.

Ce bond du tourisme en provenance de la Chine a généré à lui seul, des recettes équivalentes aux recettes cumulées des six pays suivants : la Malaisie, le Royaume-uni, la Russie, les Etats unis, l’Australie et le Japon, ou huit fois plus que les dépenses des Français.

Non seulement les touristes chinois sont plus nombreux mais ils sont aussi de plus en plus dépensiers.

Le touriste chinois « ne connaît donc pas la crise » ?

« Malgré le fait que l’économie chinoise soit actuellement en déficit, il n’y a apparemment aucun « crash » du tourisme Chinois à attendre » prononce Aaron Fischer, un analyste de CLSA.

De plus, il confirme que d’ici 2020, 200 millions de personnes voyageront en provenance de la Chine pour des déplacements vers la Corée du Sud, le Japon et la Thaïlande.

La Thaïlande attend des touristes chinois… A gros budget !

La Thaïlande subit une légère baisse parmi les tours opérateurs chinois après avoir mis la pression dur les séjours low-cost du pays le plus peuplé du monde, voulant ainsi réduire l’arrivée des vacanciers chinois à petits budgets.

Les arrivées ont chuté de 16 % en décembre dernier, prolongeant la baisse qui a commencé en septembre et qui a fortement réduit la demande d’opérateurs apportant de nombreux groupes de chinois surnommés les « Zéro Dollars » sur des vacances à petits prix.

Néanmoins, le gouvernement militaire de Thaïlande cherche aujourd’hui à se concentrer sur des plus petits groupes de visiteurs à plus fort pouvoir d’achat, afin de soutenir l’industrie du tourisme à plus long terme et ainsi redynamiser le pays à l’échelle touristique.

Cependant, l’impact de cette résolution à court terme reste encore méconnu.

« Il faudra donc du temps aux tours opérateurs chinois pour ajuster leurs packages (…). Sur le long terme il est préférable d’élever la qualité de nos services et améliorer notre image parmi les touristes » dit Pimonwan Mahujchariyawong, un économiste du Kasikorn Research Center Co à Bangkok.

 

Les tours opérateurs de Chine représentent environ 438 milliards de baths à côté des 1,64 trillions de baths apportés par le marché touristique total en Thaïlande, ce qui représente une valeur économique considérable et non négligeable.

« Le tourisme continuera à se développer en 2017 et la croissance sera plus équilibrée avec les investissements privés qui apporteront un soutien accru » dit Somprawin Manprasert, chef économiste à la banque Ayudhya CL à Bangkok.

La Chine, un marché important pour le tourisme de luxe et le tourisme médical

Chirurgie esthétique et traitements lourds, chimiothérapie, kinésithérapie, orthodontie et autres centres de remise en forme, la Thaïlande offre aujourd’hui un panel de services médicaux adaptés au bien être de chacun.

Beaucoup de riches chinois sont prêts à venir se faire soigner en Thaïlande, qui présente des atouts reconnus dans le domaine médical.

Les chambres des hôpitaux ne sont plus des chambres simples et moroses, mais elles ressemblent de plus en plus à des suites d’hôtels de luxe avec des mises en place sur mesure telles que la WIFI dans chaque pièce, des écrans plats, et tout le confort nécessaire… Et bien plus encore.

«La plupart de nos médecins ont été formés dans des universités occidentales», ajoute Satian Pooprasert, vice-directeur général de Praram 9, un hôpital privé de Bangkok inauguré en 1992.

En effet, un des autres principaux atouts de la médecine thaïlandaise pour la clientèle étrangère est la rupture de la barrière linguistique. Effectivement, les grands hôpitaux n’hésitent plus à recruter des professionnels de la santé de différentes nationalités.

Et le rapport qualité prix est des plus attractifs, comparé aux prix exorbitants des soins dans les pays occidentaux ce qui pousse progressivement de plus en plus la clientèle chinoise à venir en Thaïlande pour toute sorte de soins médicaux.

La Thaïlande est le onzième pays le plus visité dans le monde et peut se vanter d’être la sixième industrie du tourisme en termes de revenus en 2015, selon un rapport de l’ONU.

La plupart des voyageurs viennent de Chine, de Corée du Sud et du Japon, attirés par le climat chaud toute l’année, ainsi que par la facilité d’accès des pays voisins de la Thaïlande en Asie du Sud-Est.

  • Suwat Crozet

    Faux ! Les commercants thais disent tous que les touristes chinois sont tres sales et ne depensent pas un centimes ! beaucoups de lieux cultes thais sont interdits aux chinois pour une question d’hygiene