Le « Sak Yant » ou tatouage sacré, est un art issu d’une tradition millénaire très apprécié par les Thaïlandais et les touristes.

Le « Sak Yant » s’il est effectué selon un rituel bien précis,  est présumé apporter force et protection. De nos jours, ce tatouage est devenu très populaire parmi les voyageurs étrangers.

Sak Yant, le tatouage sacré

Afin qu’un « Sak Yant » soit considéré comme authentique et efficace, il doit être réalisé par un moine bouddhiste ou un prêtre brahmane et accompagné de chants et prières.

Sak Yant (สักยันต์) est dérivé de deux mot thaïs : Sak qui veut dire tatouer et Yant (dérivé du sanskrit Yantra) prière.

Le placement du « Sak Yant » est très important : plus il sera situé près de la tête plus son pouvoir de protection sera puissant.

Les origines du « Sak Yant » sont à rechercher dans les temples bouddhistes où les moines se faisaient tatouer des textes religieux en guise de protection.

Le Tatouage Gao Yord Sak Yant, neufs sommets

Cette pratique a ensuite attiré des soldats qui venaient se faire tatouer afin de bénéficier des pouvoirs magiques des tatouages sacrés : force, invincibilité et même invisibilité…

Une légende raconte que si la Thaïlande n’a jamais été occupée, c’est grâce à ses ‘soldats fantômes’ invisibles et impossible à tuer grâce à leur tatouage de protection.

Loin des démographes utilisés dans les salons modernes, le tatouage est réalisé avec une longue aiguille pressée rapidement sur la peau. L’encre est elle-aussi très importante et doit être bénite.

Hah Taew Sak Yant
Le Tatouage Hah Taew Sak Yant, qui represente cinq rangées de prière

Une interdiction des tatouages bouddhistes ?

L’actrice Angelina Jolie qui porte elle-même plusieurs « Sak Yant », a fortement participé à la démocratisation de cette tradition qui séduit de plus en plus de touristes.

L'actrice Angelina Jolie, fervente adepte du Sak Yant
L’actrice Angelina Jolie, fervente adepte du Sak Yant

Cependant, cette mode peut être jugée blasphématoire si elle comprend une image de Bouddha.

Pour une partie de la population, l’image de Bouddha est sacrée et est souvent utilisée de façon inappropriée.

Les autorités auraient déclaré que les voyageurs étrangers ne devraient plus être autorisés à se faire tatouer des imageries de Bouddha, car cela ne respecterait en rien la culture du pays.

Mais pas d’inquiétude, depuis plusieurs années, les tatouages modernes deviennent de plus en plus populaires en Thaïlande. Rien qu’à Bangkok, il existe une dizaine de salons de tatouage. Il faut cependant s’assurer que les précautions sanitaires sont respectées.

Sak Yant
Une série de tatouages Sak Yant avec à gauche et droite Sak Yang Ha Taew (cinq prières) et au centre en bas Sak Yank Dok Bua (fleur de lotus).

Une hygiène à surveiller

À ce jour, il n’y a pas eu de cas signalés de personnes ayant contracté le VIH à la suite de tatouages ou de perçages en Thaïlande. Le risque d’infection existe, mais il est rare.

Cependant, l’annonce de la mort d’une jeune fille suite aux complications du VIH, cinq mois après s’être fait tatouée à Bangkok, a soulevé des questions sanitaires et de sécurité. Même s’il a été rapidement prouvé que son tatouage n’avait rien à voir avec sa mort.

En revanche, la possibilité théorique de contracter le VIH ou autre infection à partir des tatouages existe. Le tatouage laisse la peau avec des plaies ouvertes et le virus peut également être transmis par une aiguille réutilisée ou mal stérilisée.

Se faire tatouer en Thaïlande n’est donc pas déconseillé à condition d’être prudent. Assurez-vous que l’endroit a une bonne hygiène, que l’aiguille est neuve et que tout l’équipement est stérile.

Enfin si vous l’intention d’ajouter à votre Sak Yant quelques mots de thaï, ne faites pas comme ces touristes qui se font tatouer n’importe quoi du moment que c’est joli.

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