Catégories
armée Médias

Confusion autour de la mort du cameraman de Reuters en Thaïlande

Le rapport final, de la DSI rendu public presque un an après le décès du journaliste, contredit de premiers résultats, qui montraient que la balle ayant tué Hiro Muramoto en avril 2010 était du même type que celles utilisées par les forces de sécurité. La balle qui a touché le journaliste japonais au thorax serait une munition de fusil d’assaut AK-47, une arme qui n’était pas utilisée par les soldats thaïlandais ce jour-là à Bangkok, a précisé le directeur général du DSI, Tharit Pengdith.

Confusion, imprécision et délais d’enquête extravagants ont ajouté au climat de suspicion qui entoure les circonstances de la mort du journaliste cameraman de Reuters, Hiroyuki Muramoto, tué par balles dans la nuit du 10 avril 2010, à Bangkok, lors des affrontements entre les « chemises rouges » et l’armée.

Le rapport final, de la DSI rendu public presque un an après le décès du journaliste, contredit de premiers résultats, qui montraient que la balle ayant tué Hiro Muramoto en avril 2010 était du même type que celles utilisées par les forces de sécurité.

La balle qui a touché le journaliste japonais au thorax serait une munition de fusil d’assaut AK-47, une arme qui n’était pas utilisée par les soldats thaïlandais ce jour-là à Bangkok, a précisé le directeur général du DSI, Tharit Pengdith.

Le rédacteur en chef  de Reuters Stephen Adler a déclaré qu’une constatation préliminaire de la DSI en fin d’année dernière avait déclaré que la balle qui a frappé Muramoto provenait d’un fusil M16, l’arme utilisée par les soldats au cours de l’affrontement.

Muramoto Reuters journalist
Sur cette photo non datée publiée par Reuters, le japonais TV caméraman Hiro Muramoto pauses dans son bureau à Tokyo. Muramoto, 43 ans, qui travaillait pour Reuters depuis plus de 15 ans, a été parmi les personnes tuées dans un affrontement sanglant samedi 10 avril 2010, à Bangkok, en Thaïlande, entre des manifestants exigeant de nouvelles élections et les soldats. (Photo AP / Reuters)

Parmi les 99 morts et les 1902 blessés causés par cette crise politique durant les mois d’avril et de mai, le monde du journalisme a payé un lourd tribut avec cinq blessés et deux morts : le cameraman japonais travaillant pour Reuters Hiroyuki Muramoto, et le photographe freelance Fabio Polenghi, tous deux mortellement blessés alors qu’ils couvraient les combats de rue dans Bangkok.

Reporters sans frontières dénonce l’immobilisme du gouvernement, coupable de laisser l’impunité s’installer dans cette affaire, et condamne les résultats biaisés de la commission d’enquête qui se refuse à désigner l’origine des tirs.

L’organisation appelle les autorités thaïlandaises à rendre publics, au plus vite, les résultats d’une enquête satisfaisante et indépendante, sur la mort de Hiroyuki Muramoto, ainsi que celle de Fabio Polenghi, photo journaliste italien tué à Bangkok, le mercredi 19 mai pendant l’assaut de l’armée contre les « chemises rouges ».

La grave crise politique qu’a connue la Thaïlande en avril et mai 2010 s’est soldée par un bilan inquiétant pour la sécurité des journalistes et la liberté de la presse. Il est certain que lors des violents affrontements entre soldats et chemises rouges, les deux camps ont tiré à balles réelles. Il est cependant du devoir des autorités de faire la lumière sur cette affaire.

Peu de temps après les événements, Reporters sans frontières avait publié, en juillet 2010, un rapport pour demander une enquête indépendante sur les crimes contre la presse.

 

Redaction Bangkok

Par Redaction Bangkok

La rédaction de thailande-fr est installée à Bangkok depuis 2007, avec un rédacteur en chef, des pigistes, et des stagiaires d'écoles de journalisme et de communication.

4 réponses sur « Confusion autour de la mort du cameraman de Reuters en Thaïlande »

Ce journaliste est surtout une victime innoncente du cynisme des hommes politiques. Thaksin a payé et armé des mercenaires avec des armes de guerre (AK47 notamment) pour faire des cartons sur l’armée pendant les manifestations. Dès lors, les morts en grand nombre étaient inévitables. Son but était de provoquer un bain de sang pour entrainer la démission d’Abhisit. Il a échoué.

Quand au gouvernement malfaisant c’est une blague : imaginez un 1er mai en France avec le service d’ordre de la CGT qui tire à la kalachnikov sur les CRS. A votre avis combien de morts ? Vous pensez que partout dans le monde les militaires se laissent tirer comme des lapins sans rien faire. Un peu de sérieux

La balle qui a touché le journaliste japonais au thorax serait une munition de fusil d’assaut AK-47, une arme qui n’était pas utilisée par les soldats thaïlandais ce jour-là à Bangkok, a précisé le directeur général du DSI, Tharit Pengdith.
Ils ont mis un an pour découvrir que la balle était une munition de AK-47 et ce n’est pas utilisée par les soldats thaïlandais, ils ont peut-être été s’approvisionner dans le stock du trafiquant d’armes russe qu’ils ont renvoyé au Etat-unis.
Difficile a avaler, moi personnellement je n’y crois pas, c’est de la foutaise, dissimulation de la vérité et une non acception des actes malveillants du gouvernement.

Toi t’es certainement un « rouge » pour balancer ca comme ca… lis le com de sirius, il a raison, comment tu peut imaginer l’armee tirer a belle reelle sur des manifestants « non-armes » soyons logique, tout le monde le sait ici, ces manifestations « pacifiques » ont ete bouscule par un groupuscule arme (par Taksin ?) c’est ca qui a foutu la merde, pas l’armee et encore moins le gouvernement (sinon pourquoi attendre plus d’un mois pour faire bouger les choses ??)

Laisser un commentaire