Le lundi 13 mai, le comité de direction du corridor économique de l’Est (CEE), dirigé par le premier ministre thaïlandais Prayuth Chan-ocha, a annoncé l’approbation d’un projet de construction d’un train à grande vitesse de 220 milliards de bahts (soit 6,3 milliards d’euros).

Le projet sera mené par l’homme le plus riche de Thaïlande et 12 autres sociétés

Le projet prévoit la création d’une liaison ferroviaire qui reliera le principal aéroport international de Thaïlande, Suvarnabhumi (Bangkok), aux aéroports de Don Muang et d’U-Tapao, à l’est du pays. La distance de 220 km, actuellement parcourue en trois  heures en voiture, devrait être réduite à moins d’une heure en train.

La distance de 220 km, actuellement parcourue en trois  heures en voiture, devrait être réduite à moins d’une heure en train.

Le projet sera mené dans le cadre  d’un partenariat public-privé. Le conglomérat Charoen Pokphand (CP), dirigé par Dhanin Chearavanont, l’homme le plus riche de Thaïlande, ainsi que 12 autres entreprises ont été sélectionnés afin de mener le projet.

Le CEE justifie ce partenariat en expliquant qu’il s’agit du choix nécessitant le plus faible investissement de la part du gouvernement.

La décision du gouvernement a été prise après plusieurs mois de négociations, à la suite de la soumission d’une offre d’achat de CP et des 12 autres sociétés. Le projet va maintenant être envoyé au cabinet le 28 mai pour approbation selon la chaîne thaïlandaise ThaiPBS.

La validation définitive sera conditionné à l’évaluation d’une étude de l’impact sur l’environnement ainsi qu’à la cession du terrain pour la construction du projet, a déclaré Woravuth Mala, le dirigeant par intérim de la société national des chemins de fer thaïlandais (The State Railway of Thailand, SRT).

La construction de TGV s’inscrit dans le projet Thaïlande 4.0


Une autre ligne de TGV est en construction pour relier la Thaïlande à la Chine en passant par le Laos

En 2016 le pays a lancé le projet Thaïlande 4.0 visant à faire de l’industrie thaïlandaise une industrie de haute technologie. Le projet de LGV national, conjointement avec le projet de LGV entre la Chine et la Thaïlande, est la pièce maîtresse de la politique du gouvernement visant à stimuler les investissements dans les industries de haute technologie.

L’objectif est de faire de l’Est du pays un centre pour les industries de pointe, telles que la robotique, les véhicules électriques, ainsi qu’un centre régional pour la maintenance des avions.

Le projet de LGV est présumé commencer cette année et sa construction devrait durer cinq ans. Il est prévu qu’il soit opérationnel pendant 45 ans.

Le conglomérat CP, spécialiste du commerce agroalimentaire, s’associera à des multinationales et des entreprises publiques asiatiques et européennes

Charoen Pokphand (CP) est dirigé par Dhanin Chearavanont, l’homme le plus riche de Thaïlande. Selon les dernières estimations de Forbes, ce dernier détient un capital de 16,5 milliards de dollars.

CP n’est en revanche pas particulièrement connu pour son expertise dans l’ingénierie ferroviaire. En effet, les principaux secteurs d’activité de Dhanin sont l’élevage de porc et de volaille, le commerce de détail, ainsi que les télécommunications et l’immobilier.

Le conglomérat a effectué des investissements dans plus de 30 pays et emploie plus de 300 00 personnes. Dhanin Chearavanont est également le principal actionnaire du groupe chinois d’assurance Ping An, et il détient d’importantes actions chez la société de construction chinoise SIAC Motor et la société japonaise Itochu.

Dans le cadre du projet LGV, le consortium CP s’est associé avec d’autres partenaires stratégiques et internationaux, comprenant notamment le groupe chinois CITIC, la société chinoise de construction ferroviaire (China Railway Construction Corporation Ltd), la société de développement entre l’Italie et la Thaïlande (Italian-Thai Development), la compagnie CH Karnchang, la société d’investissement

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