Catégories
Économie

Thaïlande-Chine: le TGV progresse à petite vitesse

Alors que l’accord concernant la construction d’un train à grande vitesse est déjà été signé depuis environ deux ans déjà, la Chine et la Thaïlande viennent d’établir un comité mixte pour accélérer l’avancée des travaux. Le projet devrait relier dans un premier temps Nong Khai (nord-est) à Bangkok.

Alors que l’accord concernant la construction d’un train à grande vitesse est déjà été signé depuis environ deux ans déjà, la Chine et la Thaïlande viennent d’établir un comité mixte pour accélérer l’avancée des travaux. Le projet devrait relier dans un premier temps Nong Khai (nord-est) à Bangkok.

A terme, la ligne ferroviaire chinoise devrait relier la ville de Kunming, dans le sud de la Chine, à Singapour, et se développer simultanément au Laos, au Cambodge, en Birmanie au Vietnam, et bien sûr en Malaisie.

Ce chantier, qui s’inscrit dans un large projet ferroviaire reliant le sud de la Chine à Singapour, devrait arriver à terme en principe en 2015. La mise en place du comité donne un nouveau coup d’accélérateur pour un meilleur développement du projet.

Un protocole d’entente signé depuis deux ans déjà

A terme, la ligne ferroviaire chinoise devrait relier la ville de Kunming, dans le sud de la Chine, à Singapour, et se développer simultanément au Laos, au Cambodge, en Birmanie au Vietnam, et bien sûr en Malaisie.

Les deux pays avait au préalable signé un MOU (Mémorandum of  Understanding ou protocole d’entente) afin de faciliter le développement des transports régionaux dans le nord de la Thaïlande. Le chemin de fer, qui connectera notamment Kunming (Sud de la Chine) à Bangkok, répondra à une demande croissante liée au développement économique de la région ainsi qu’à l’accroissement des visiteurs chinois.

Le protocole visait aussi à développer la gestion de l’eau et promouvoir un développement agricole durable et des mesures efficaces pour la prévention des inondations et la sécheresse. Il appelle à la recherche d’énergies propres au développement des énergies renouvelables, énergies alternatives, et au développement des ressources humaines.

La construction de la ligne de chemin de fer parcourant la Thaïlande ne devrait pas rencontrer de difficultés particulières, à l’exception de la mise en place d’un pont afin que le train puisse enjamber le Mekong.
Chen Jian, député du ministère du commerce en Chine, a rencontré vendredi le ministre des transports en Thaïlande, Jarupong Ruangsuwan, afin de faire un point sur l’avancement du projet. Chatt Kuldilok, député du ministre des Transports, chargé du SRT (Chemin ferroviaire nationale de Thaïlande) était présent lui aussi.

Le chantier aurait dû commencer en 2011

Précédemment, le gouvernement démocrate avait approuvé plusieurs possibilités de lignes ensuite avortées par le parlement, dont un chemin de fer de 745 km reliant Bangkok à Chang Mai (230 milliards de baths), un de 615 km de Bangkok à Nong Khai (200 milliards de baths) ; un autre de 982 km entre Bangkok et Padang Besar en Malaisie (300 milliards de baths) et enfin un de 221 km (70 milliards de baths) entre Bangkok et Rayong.
Mais comme l’a dénoncé Prasert Bunsumpun, président du TBCSD (Comité pour le développement durable thaïlandais), le manque de politique de continuité aurait causé des problèmes dans le secteur privé et freiné la mise en route du projet.

« Le gouvernement doit avoir le courage de prendre des décisions car leur comportement indécis pourrait à terme avoir un impact négatif».

Un comité mixte pour une meilleure exécution du projet

Les gouvernements thaïlandais et chinois espèrent que la mise en place de ce comité mixte accélérera la mise en place du chantier, prévu de se terminer courant 2015. La Chine s’est dite être prête à soutenir la mise en place du projet et à procurer l’assistance technique nécessaire. Mr Chatt a précisé que cela ne traduisait en aucun cas que seul la Chine pouvait investir dans le projet, de même que la Thaïlande ne s’est pas engagé à utiliser exclusivement la technologie chinoise.

Cet accord représente un investissement de plus de 250 milliards de bahts supervisé par la Chine,qui fournit aussi un financement accompagné de taux d’intérêts très compétitifs.

Lire aussi La Chine, le Laos et la Thaïlande reliés par TGV en 2015 – thailande-fr.com

  • La partie malaysienne du projet est impressionnante à voir, ce sont des km de nouvelles lignes qui sont en chantier, des gares complètement rénovées quand elles ne sont pas reconstruites, et le tronçon KL-Ipoh est déjà en service avec un train grand confort qui roule à 140km/h.