Dans l’est de la Thaïlande, dans la région de l’Isan près de la frontière cambodgienne, demeurent d’importants vestiges du Xe siècle, période durant laquelle les populations khmères s’étalaient sur la péninsule indochinoise.

Si pendant votre voyage en Thaïlande, vous visitez cette région peu touristique et richement authentique, et que l’envie de voir un nouveau décor se dessiner autour de vous se manifeste, alors c’est dans la province de Buriram qu’il faut vous rendre, dans l’est du pays. Vous y trouverez ce que beaucoup considèrent comme les temples khmers les plus mémorables de Thaïlande. 

Prasat Phnom Rung, un temple Khmer en Thaïlande

C’est sur le volcan Khao Phnom Rung éteint depuis 900 000 ans que fut construit au Xe siècle le temple Prasat Phnom Rung dont le nom fut directement inspiré du volcan. Il fut érigé en tant que sanctuaire dédié aux fidèles de Pashupata, courant shivaïste dans l’hindouisme.

La construction du temple au sommet du Khao Phnom Rung est ainsi comparée au mont Kalaish, la montagne sacrée de l’hindouisme au sommet de laquelle vit Shiva.

Les temples khmers sont facilement reconnaissables par leur architecture à caractère immuable :  la disposition de briques solides et épaisses est leur signature et les formes générales sont quadrilatérales.

En entrant sur le site, celui-ci présente une allée processionnelle de 160 mètres de long menant au temple, ce qui laisse le temps aux adeptes, religieux ou simples visiteurs, de contempler la vue impressionnante et d’observer la tour principale en grès rose s’élever à mesure que le visiteur monte les marches. 

Trois ponts sont identifiables dans ce décor mirifique. Il s’agit des ponts Naga. Il y en a un au bout de l’allée de procession, un autre situé devant la galerie qui couvre le sanctuaire intérieur et un dernier qui relie la porte en arche de la galerie intérieure à l’antichambre de la tour principale. Ces ponts symbolisent le passage du monde terrestre au monde des Dieux. 

Afin de comprendre la fonction de chaque pièce et chaque structure du temple, des panneaux indicatifs en anglais et en thaï ont été disposés dans tout le site, ce qui permet aux visiteurs d’assimiler les croyances des anciennes populations khmères de la région. 

Qui sont les Khmers ?

Les Khmers sont les habitants du Cambodge. Ils sont les descendants de l’empire khmer qui a dominé une partie de la péninsule indochinoise (le Cambodge, le Vietnam, le Laos et la Thaïlande) du IXe au XIIIe siècle.

Aujourd’hui on utilise le mot “khmer” pour dénommer les populations ethniques majoritaires et le mot “cambodgien” pour désigner les citoyens du Cambodge dans leur ensemble. Le mot Cambodgien reste plus souvent utilisé que le mot Khmer mais soulignons que la racine du mot « Cambodgien » provient de l’histoire khmère puisqu’il signifie « issu de la race de Kambu » qui fait référence à l’origine mythique des Khmers, nés de l’union de Kambu. 

Certains pays voisins du Cambodge abritent des minorités khmères comme en Thaïlande avec les Khmers Surins, dans la région de l’Isan ou encore les Khmers Krom au Vietnam, dans le Sud du Vietnam dans le delta du Mékong, que les Cambodgiens surnomment « Cambodge d’En-bas ».

À visiter également 

Dans la même région, à dix minutes en voiture du temple Prasat Phnom Rung se trouve un complexe de temples khmers vieux de 1000 ans nommé Muang Tum dont la beauté saura tout autant vous fasciner. Nous recommandons vivement le détour. 

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3 replies on “Prasat Phnom Rung, vestige de l’empire khmer en Thaïlande”

  1. Bonjour,, oui la Thailande est aussi autre chose que ces villes comme Pataya, hua in, Phuket..!, la vrais Thailande ce trouve surtout en Issan, les gens sont vrais et très gentils,

  2. Lors de ma visite au somptueux Phnom Rung, j’ai été extrêmement surpris de la quasi absence de visiteurs occidentaux Une monumentale faute de goût !!! A noter que ce temple dans son magnifique décor naturel, reste aujourd’hui un lieu sacré et qu’on peut y tomber sur une cérémonie religieuse/pèlerinage (où l’on mange : Thaïlande oblige), ce qui fût mon cas et décupla l’intérêt de ma découverte. Si je peux me permettre : au Nord-Est, toujours dans l’Isan,le site de Wat Phu Thok, dans un genre très différent, est également extraordinaire… et totalement ignoré des Occidentaux.

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