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Grippe A-H1N1 : la Thaïlande est-elle prête ?

Pour l’instant le royaume ne compte aucun cas avéré de grippe A-H1N1, mais ce n’est probablement qu’une question de temps, car le virus est déjà présent à Hong Kong. La Thaïlande a cependant déjà une expérience assez remarquable des crises sanitaires avec le SRAS, et la grippe aviaire, et a déjà pris des mesures assez strictes de contrôles aux frontières.

Depuis le début de l’alerte de niveau 5 donnée par l’OMS, l’aéroport de Suvarnabhumi est en alerte pour filtrer les visiteurs en provenance de l’étranger pour empêcher la propagation de la grippe A-H1N1 en Thaïlande.

Le gouvernement thaïlandais, a aussi installé des scanners thermiques à l’aéroport international de Bangkok comme mesure préventive contre la propagation de la grippe dans le royaume. Environ 180.000 passagers ont été analysés au cours des cinq derniers jours. Vendredi dernier, Hong Kong a confirmé son premier cas positif de grippe, suivi peu après par la Corée du Sud. En Thaïlande, deux personnes sont toujours en quarantaine pour une évaluation médicale après s’être présentés avec des symptômes pseudo-grippaux.

Les responsables de la santé se préparent également pour l’arrivée d’un groupe de 14 étudiants thaïlandais et de bénévoles en provenance du Mexique, où le foyer de grippe est le plus important, a déclaré le vice-premier ministre Sanan Kachornprasart.

Une réunion des ministres de la santé de l’ASEAN est prévue la semaine prochaine, avec comme thème central le stock des médicaments d’oseltamivir, un médicament distribué sous le nom de Tamiflu par le laboratoire Roche. En plus des 10 membres de l’Association d’Asie du Sud-Est , la Thaïlande a également invité les ministres de la Chine, du Japon et de la Corée du Sud à la première réunion régionale sur la lutte contre l’épidémie de virus H1N1. «Nous sommes en discussion avec ces trois pays et attendons toujours la réponse sur leur niveau de participation», a déclaré le  porte-parole adjoint du ministère des Affaires étrangères Thongpaksi Thani.

La Thailande disposerait d'un stock de 1,32 millions de comprimés d'oseltamivir (commercialisé par Roche sous la marque Tamiflu)

Des efforts conjoints visant à stocker les médicaments anti-viraux et de vaccins contre la grippe (l’ oseltamivir)  sont à l’ordre du jour.  Singapour a mis en place un stock de 5 millions de comprimés d’oseltamivir depuis 2007, suite à l’épidémie  de 2003 du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS).  La Thaïlande dispose d’un stock de 1,32 millions de comprimés d’oseltamivir, et l’Indonésie a le même stock, ce qui semble tout juste suffisant compte tenu des populations de ces deux pays (en particulier l’Indonésie).  Depuis 2006, la Thailande et le Vitenam ont été autorisé à produire une version générique de la molécule d’oseltamivir dont le brevet appartient à la firme Roche. Mais bon nombre des pays les plus pauvres de la région n’ont pas été en mesure de développer une réserve de médicaments suffisante.

En 1997 la grippe aviaire avait fait plus de 250 victimes humaines : cette grippe de type H5N1 avait ravagé les élevages de poulet à Hong Kong. Le virus est passé directement à l’homme, sans hôte intermédiaire comme le porc.  A l’heure actuelle, aucun cas de transmission entre humains du virus H5N1 n’a encore été mis en évidence. Le Sras  en 2003-2004 le syndrome respiratoire aigu sévère qui a touché trente pays et tué environ 800 personnes, est apparu dans la province chinoise du Guangdong. Il s’agit d’un virus jusqu’alors inconnu, de la famille des coronavirus (il ne s’agit pas d’une grippe, mais la transmission s’effectue, comme pour le virus de la grippe, par les voies respiratoires). Jusqu’alors, cette famille de virus n’était à l’origine, chez l’homme, que de rhumes sans gravité.

Par Redaction Bangkok

La rédaction de thailande-fr est installée à Bangkok depuis 2007, avec un rédacteur en chef, des pigistes, et des stagiaires d'écoles de journalisme et de communication.

  • De mon point de vue, le bilan est là : Il n’y a pas eu d’épidémie massive, l’action du gouvernement n’a pas été futile. On peut effectivement reprocher un mangue d’organisation et de cohérence au niveau de la campagne de vaccination, les médecins généralistes auraient dû pouvoir vacciner en cabinet. Au moins, cette pandémie restera une “bon” exercice d’entrainement.