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A la Une Edito Expatriation

Quitter la France, hier un choix, demain une nécessité ?

Jusqu’à présent la décision de s’expatrier relevait d’un choix de vie ou de carrière personnel. Les facteurs qui poussent un certain nombre de personnes à quitter la France sont en général un assemblage de plusieurs éléments: d’abord un moment de sa vie où l’on ressent le besoin d’un changement. Mais ce choix n’est-il pas en train de devenir une nécessité pour une fraction croissante des expatriés, dont le nombre ne cesse d’augmenter?

Jusqu’à présent la décision de s’expatrier relevait d’un choix de vie ou de carrière personnel. Les facteurs qui poussent un certain nombre de personnes à quitter la France sont en général un assemblage de plusieurs éléments: d’abord un moment de sa vie où l’on ressent le besoin d’un changement. Ensuite il faut cultiver une ouverture d’esprit vers d’autres pays et d’autres cultures et bien entendu, avoir préalablement voyagé dans un pays avec lequel on ressent des affinités.

Mais ce choix n’est-il pas en train de devenir une nécessité pour une fraction croissante des expatriés, dont le nombre ne cesse d’augmenter?

Comme tous les autres pays d’Europe, la France subit les effet de la crise financière et de la dette souveraine européenne, mais ce qui frappe vu de l’extérieur c’est son immobilisme et l’absence total de débat sur le sujet.

S’en sortir une fois de plus en augmentant les impôts ?

Les Français considèrent bizarrement la tragédie grecque comme une espèce de spectacle lointain qui ne les concernent pas, alors que d’ici fin 2013, la France risque de se retrouver exactement dans la même situation, c’est à dire incapable de faire face à ses engagements.

La rhétorique des candidats à l’élection présidentielle laisse entendre que la France n’a pas besoin de changer ses petites habitudes, et qu’une fois de plus elle s’en sortira avec un petit coup de CSG, CRDS etc… en plus, ou encore une tranche supplémentaire d’impôt sur les revenus (ou sur les successions), ou un petit coup de TVA pour remplir les caisses.

Dette publique et deficit en France depuis 20 ans
Comme on peut le constater sur ce graphique, la dette et le déficit public ont constamment augmenté depuis 20 ans, aussi bien sous les majorités de gauche que de droite. Pour qui voter pour arrêter le massacre ? Voter avec les pieds est-il devenu la seule alternative pour se faire entendre sans se faire tondre ?

Mais la sensation dérangeante que l’économie française a perdu son dynamisme et sa compétitivité, qu’elle ne crée plus d’emploi depuis 30 ans, qu’elle est dirigée par des fonctionnaires, pour des fonctionnaires au service des fonctionnaires, n’apparaît nulle part.

En un an, la communauté française de Thaïlande a augmenté ses effectifs de près de 5% : au 31 décembre 2010, 9 297 Français étaient inscrits au Registre tenu par l’Ambassade (on estime entre 4 et 5.000 le nombre de non-inscrits) : 52% d’entre eux habitent à Bangkok, tandis que les régions de Pattaya, Phuket, Chiang Mai et Koh Samui accueillent, respectivement 11 %, 9 %, 8% et 4% du total des inscrits. Lire aussi L’expatrié, invité surprise de la campagne électorale – thailande-fr.com

Il y a bien sur pas mal de retraités, mais aussi un nombre croissant d’actifs, professions libérales ou patrons de PME, qui ont en marre “de travailler huit mois par an pour les URSSAF et les impôts”, et qui sont parti créer des emplois ailleurs.

Euthanasie de la production privée, et paupérisation des Français

La croissance potentielle [en France] se situe désormais au-dessous de 1 % compte tenu de l’euthanasie de la production privée, du retard de l’investissement et de l’innovation provoqué par la chute des profits, de l’effondrement de la compétitivité dont témoignent la diminution des parts de marché mondial de 4,7 à 3,4 % depuis 2000 et un déficit commercial record de 70 milliards d’euros en 2011.

La dette atteindra 90 % du PIB en 2012, seuil à partir duquel elle détruit l’activité et l’emploi. Le chômage touche 10 % de la population active depuis trois décennies.

Le blocage de la croissance et le chômage permanent entraînent la paupérisation des Français, dont le revenu par tête est désormais inférieur à celui de l’Union européenne. La nation se désintègre et ne parvient plus à intégrer ni les jeunes – 20 % d’une classe d’âge étant rejetée chaque année du système éducatif sans formation aucune – ni les immigrés et leurs descendants.

La dégradation financière de la France, loin d’être anecdotique, acte la perte de la maîtrise de son destin par un pays qui se trouve désormais placé sous la tutelle des marchés financiers et de l’Allemagne.

écrit Nicolas Baverez dans le Point

La France sera le centre du prochain drame de la zone euro

Vue de l’étranger la France fait un peu l’effet du beau costard de location que portent les dragueurs de boite de nuits de sous préfecture. Elle est devenue un décor de pacotille, avec son Etat providence qui n’a même pas trois mois de trésorerie dans ses caisses pour verser ses allocations.

La France vit à crédit, et en apparence rien n’a changé, sauf que tout le monde sait que le beau costard est mité de partout. Il se trouve encore quelques minettes pour croire que le mousseux qu’il leur fait boire à le gout de champagne, mais de moins en moins….

Pour la France c’est pareil:  les marchés commencent à regarder notre pays comme il est. Un tapeur invétéré qui refuse de changer quoique ce soit à ses habitudes avant d’avoir touché le fond, ce qui ne saurait tarder.

Nicolas Baverez ne dit pas autre chose

En dépit du faux calme qui a prévalu depuis la dégradation de sa notation financière, le télescopage du mur de la dette se rapproche. La France doit lever 180 milliards d’euros en 2012 et 240 milliards en 2013 sur les marchés, dont 70 % auprès des investisseurs internationaux.

Le ciseau entre l’ascension de la dette publique et la chute de la croissance se poursuit, tandis que le chômage frappe plus de 10 % des actifs. Notre pays est par ailleurs pris en étau entre l’Allemagne d’Angela Merkel, leader de l’Europe du Nord compétitive, et l’Italie de Mario Monti, symbole de l’Europe du Sud qui se réforme.

Les investisseurs, y compris les banques françaises, ont déjà commencé à vendre massivement les titres de la dette française.

Etat providence pour qui ?

L’Etat providence made in France se résume aujourd’hui à une montagne de dettes qu’il faudra beaucoup de temps pour rembourser, à moins de trouver une “solution” à la grecque, c’est à dire un défaut de paiement et une dévaluation massive des emprunts français sur le marché…. De quoi mettre en faillite pas mal de banques, et de compagnie d’assurances qui ont placé massivement dans la dette française, réputée très sure (AAA il y a peu encore…).

Malheureusement, les Français qui sont restés en France et qui ont grosso modo passé leur vie à donner entre 50 et 60% de tous leurs gains à “la France”, sous forme de prélèvements sociaux et impôts en tous genres, ne peuvent pas “vendre massivement de la dette française”: ils n’ont pas le choix, ils doivent la garder et faire avec.

Au même titre que les banques qui ont acheté des emprunts d’Etat français,  ils sont scotchés avec une créance qui ne vaudra peut être plus rien dans dix ans: leur futur retraite, leur droit à des soins gratuits etc…

La différence c’est que les banques, elles, peuvent encore vendre leurs “junk bonds” européens (obligations pourries en anglais).

Mais pour ceux qui commencent à cotiser maintenant, le choix se pose en d’autres termes. Quelle obligation ont-ils de jeter leur argent dans un puit sans fond, et d’accepter la résignation d’hommes politiques motivés par leur seule réussite personnelle ?

Ils peuvent encore partir, s’expatrier le plus longtemps possible pour financer eux même leur retraite et leurs dépenses de santé, en tirant un trait sur un pays qui a longtemps servi d’exemple pour le monde occidental, et qui a été enterré vivant par ses élites.

Par Olivier Languepin

Journaliste basé à Bangkok depuis 2006. Rédacteur en chef de thailande-fr.com.

  • voila bien exprimée uneidée de la france vue de l’etranger
    celle là meme qui m’a poussé à partir

    • Triste mais réaliste constat de faillite!
      Je “peste” d’autant plus que je vis à cent métres de la rigoureuse et laborieuse Suisse qui ne connaît aucun de nos problèmes et considèrent les Français comme des “rêveurs debout”!

  • Comme le dit si bien l’auteur, il n’y en a pas un pour relever le vrai défit et y apporter de vraies solutions. Ce ne sera pas en augmentant les impôts, encore une fois,que la dette sera couverte. Il serait plus que souhaitable que les états puissent emprunter des fonds à la BCE, ce qui supprimerait les intérêts colossaux à payer. Depuis 1973, la dette est montée jusqu’à 1500 milliards d’euros; depuis 1973 les intérêts à payer sont montés à 1400 milliards d’euro.
    Cela saute aux yeux, mais l’Allemagne ne veut pas laisser les états pouvoir emprunter à la BCE, elle privilégie les emprunts aux banques, qui profitent honteusement de ce privilège. Nos politiques se sont enfermés et restent maintenant au service de la finance. Qu’ils en sortent! Ils le peuvent, s’ils le veulent. Mais le veulent-ils ?

  • Salut Laurent,

    C’est impressionnant comment ton regard peut changer quand tu passe du temps à l’étranger.
    Je me souviens lorsque j’étais partit 6 mois en Asie, je regardais les infos (1 fois/semaine grand max) via le site 20minutes.

    Une succession de farce, de pièce de théâtre.

    Après, est ce que l’expatriation est le dernier recours? La situation à l’étranger n’est telle pas la même mais avec des problèmes différents?

  • Excellent article. Quand on voit en France des politiques voulant encore créer des fonctionnaires. Alor quse ceux sont eux qui créent notre déficit au sein de l’Etat. Ceux sont les actifs du privé qui doivent payer par le biais des charges, des personnes à gros salaires qui ne servent à rien et qui ne prennent pas leurs responsabilités. La preuve, nous avons perdu notre À. En France on peut demander si certaines personnes ont un cerveau et réfléchissent. Heureux le saint innocent qui croient qu’en votant à gauche: les français sont sauvés. Il est est vrai l’expatriation est une bonne mesure pour s’ouvrir l’esprit et vivre autrement. Moi j’y pense depuis un moment, l’obstacle peut être la langue. Encore hier j’ai vu un client anglais, il parlait français, nous pouvons faire pareil.

    • Quelle mauvaise foi cet article minable !!! Rien d’étonnant car Baverez et Languepin appartiennent au meme groupe d’ultra libéraux qui veulent copier le modèle américain. Voir article Wikipedia: Nicolas Baverez est libéral (il écrit : « L’antilibéralisme est un fléau qui se trouve au principe du déclin et de la régression de la France »). Il est l’un des principaux représentants d’un courant qui se veut décrire avec réalisme la situation économique de la France et que ses opposants qualifient de « décliniste »

      Idem pour Olivier Languepin, journaliste anti-communiste selon wikipedia et auteur de lamentables écrits sur Cuba (je ne donnerai pas de titre pour ne pas lui faire de pub).

  • Vous vous alignez carrément sur les thèses anglosaxonnes vulgarisées par la fameuse couverture du Economist, et dont on nous rebat les oreilles matin et soir sur tous les tons ici en France , particulièrement en cette période de campagne présidentielle .

    Et il est archi-faux de dire que nos candidats ne parlent pas de la dette et du déficit ! Quelle mauvaise foi, c’est l’intox la plus folle que j’ai jamais vue ! Tous en parlent et chacun a des solutions, je ne me prononcerai pas ce n’est pas le lieu.

    Mépris des élites que vous accusez des pires maux, haine des fonctionnaires sans lesquels aucun pays ne peut exister, , rejet de la solidarité qui permet(tait)à tous de vivre dignement, de se soigner et d’éduquer ses enfants, c’est tout ce que vous savez nous servir, sur ce site, quelle tristesse ! C’est même ignoble .

    je suivrais volontiers Koni , et j’aimerais trouver une source d’information francophone un peu moins hargneuse dans son parti pris ultra-libéral, et , si possible ,plus altruiste …

    Et nous, électeurs français, ne nous laissons pas bourrer le crâne par les médias qui veulent nous faire croire que l’on va s’abstenir d’aller aux urnes, en détaillant les bonnes raisons supposées que nous aurions de laisser passivement voter ceux qui , aux extrêmes , sont les plus mobilisés, ne l’oublions pas.

    De même qu’en faisant croire que les jeunes voteront pour Marine Lepen , on essaie de pousser dans cette direction ceux qui , votant pour la première fois, sont un peu désorientés et ne savent pas à quel saint se vouer. Manipulation de la jeunesse comparable à celle qui les fait plonger massivement dans le délire virtuel des dits “réseaux sociaux” et acheter des appareils de “communication” de plus en plus coûteux ( surtout pour leurs parents ! ) .

  • Un article qui ne rime à rien. Si la France ou plonge, les autres pays membres et l’euro plongeront aussi. Il y aura alors en Thaïlande un phénomène semblable au départ des britanniques de France quand la Livre Sterling a brutalement chuté face à l’euro il y a quelques années. Ne resteront que ceux qui ont vraiment des sous; la masse venue pour vivre mieux avec pas grand chose devra s’en aller.

    Imaginons 1€ à 30THB ou moins, je ne pense pas que les Français continuent alors à vouloir s’installer au Pays du Sourire où leur vie administrative est un enfer et où l’inflation va bon train (augmentation des prix de l’alimentation, de l’énergie, des logements, etc…). Ils rentreront à la maison avec les leurs.

    La France, même au fond du gouffre, apportera toujours plus à ses citoyens qu’un pays comme la Thaïlande où finalement le farang expatrié est une pompe à fric à tous les niveaux et où les tensions liées aux inégalités sociales finiront un jour ou l’autre par faire du vilain.

    Enfin il faut savoir que si un pays comme la France tombe vraiment, l’Europe chutera juste derrière et c’est toute l’économie mondiale qui plongera gentillement par effet domino (à commencer par les USA qui sont déjà dans une sitution catastrophique). Si cela arrive les pays émergents, très largement dépendants de la santé financière des pays développés, vont manger d’une force qu’il est à peine permis d’imaginer suite à la perte totale de contrôle de leurs économies.

    Donc non l’expatriation ne sera jamais une nécessité et c’est même le retour au bercail qui risque d’en être une si notre euro plonge ou disparait.

    Personnellement je vis en Thaïlande et tous les expats que je connais sont loin d’être à la fête en ce moment. Eux au moins semblent être conscients que si ça pète tout le monde sera touché.

    A mon avis vous feriez mieux de vous pencher sur la question des deux trois bulles sud asiatiques qui vont défoncer l’économie de la région quand elles vont craquer. Penser que ca va être la fête du slip en Thaïlande pendant que le reste du monde sombre dans le chaos est légèrement absurde à mon humble avis.

    • Mon cher Mouais Mouais,
      Vos amis expat et vous même devez certainement tirer vos revenus en provenance de l’Europe, d’où votre situation d’inquiétude.
      Mais, de mon coté, je ne vis qu’avec des thaï, des vietnamiens, et je peux vous dire que pour eux, ça va très bien ! Le commerce fonctionne à merveille.
      Les capitaux affluent toujours en Thaïlande, mais beaucoup moins de l’Europe maintenant… Si vous êtes sur place, vous devez constater que les malaisiens, les chinois, et les russes et bien d’autres encore ont envahis le pays.
      L’argent arrive de tous les cotés… trop presque…
      La croissance continue aussi, malgré les inondations et autres catastrophes naturelles, la précarité, l’immigration massive, etc… les asiat sont vraiment impressionnants. Ils veulent leur part du gâteau mondial. Et ils l’auront !
      L’argent afflue aussi d’Europe ! Car des personnes (comme moi) transfèrent leurs actifs au pays du sourire pour éviter de perdre leurs euros… Et ensuite, ma foi, c’est pas les investissements qui manquent en Asie du Sud-Est. L’immobilier décolle et nous ne sommes pas encore au niveau d’une bulle qui pourrait éclater.
      La France va bientôt toucher le fond, et elle pourra se reconstruire avec des bases plus saines… mais il est clair que beaucoup vont en pâtir sous peu, notamment ceux qui subsistaient uniquement de l’état-providence.
      Car il n’y a pas que les politiques qui se servent…
      L’iceberg est tellement énorme que personne n’arrive à le voir dans son ensemble en 1 seul point de vue.
      Et pourtant…

      • entièrement d’accord avec vous paakwan ,les gros perdants seront ceux qui tires leurs revenus d’Europe sans aucun doute

      • Ceux qui tirent leurs revenus d’Europe, c’est juste 99% des farangs… Quant à ceux qui tirent leurs revenus d’investissements en Thaïlande, infirmez-vous sur la crise de 1997 parce que le Pays du Sourire repart en plein dans la même erreur.

        • Je suis très informé, je suis sur ce secteur…
          Les crise font et défont les richesses. N’ont souffert que les propriétaires à “crédit”, et le pays du sourire a retenue la leçon, croyez moi… (il l’oublieront un jour !)
          Et l’immobilier est effectivement surévalué dans de nombreux lieux touristiques, mais sous évalué dans d’autres sites. Il suffit d’être informé, curieux, de parler la langue du pays, et marié avec une “locale”.
          J’ai de l’immobilier en France également, et je peux vous dire qu’il ne fait plus bon être propriétaire en France.
          Pour l’histoire des “99% de farangs”… hum hum… Révisez vos chiffres… Et de plus, vous ne parlez que des rentiers ou retraités occidentaux que vous connaissez bien.
          Il y en a d’autres… plus discrets…
          Un exemple concret ? : les russes apportent des capitaux colossaux en Thaïlande, et investissent massivement dans différents secteurs. Ce argent ne retournera évidement pas en Russie ! (par ailleurs, il est étrange que ces gens là payent des appartements cash en liquide ! Vive les ex KGB devenus mafieux !)
          Il en est de même pour les capitaux européens qui se trouvent une place au chaud là-bas, alors qu’au même moment on parle de taxer davantage les français après le second tour des présidentielles.
          Je connais un nombre important de français qui s’en vont ! Dommage, l’argent part avec eux hors de France… Et ceci est FACTUEL, je le constate au quotidien, aucunes exagérations.
          D’autre part, la Thaïlande n’est qu’une partie de l’Asie du Sud-Est. Il y a de nombreux sites d’investissements hors Thaïlande, et les capitaux sont mobiles… assez facilement malgré la législation. Les opérations sont parfois risquées, mais c’est comme cela qu’on peut faire une culbute financière ! (la France a connu ça aussi dans le passé, rappelez vous les années 80 à Paris)
          En France actuellement, l’immobilier ne rapporte presque plus, quand on ne perd pas carrément d’argent ! Et si vous trouvez un “plan” qui vous rapporte 10%, c’est qu’il s’agit certainement d’une chaine de Ponzi 😀
          Les derniers qui croient encore à la France sont ceux qui n’ont pas intérêt à la quitter : fonctionnaires ou assimilés, assistés, immigrés en attente d’une situation qui leur permettra d’obtenir de l’argent des organismes sociaux…
          Pour les autres, ils ont ce qu’il faut pour avoir le courage de quitter la France et se reconstruire ailleurs.
          Le Monde est grand ! Et nous voulons ce qu’il y a de mieux pour nos enfants… Le mien a appris à s’ADAPTER, à parler plusieurs langues, et à se débrouiller sans aides sociales, sans CPAM, sans caisse de retraite.
          Son modèle ? Son propre père qui est parti de RIEN : apprenti, puis chef d’entreprise à 22 ans, plusieurs entreprises ensuite, investissements divers et toujours l’envie d’aller de l’avant avec un grand respect des êtres humains.
          Ce modèle est caduque et critiqué en France !
          Mais admiré à l’étranger.
          J’en ai fait un but dans la vie : motiver les gens qui m’entourent à réussir dans la vie (réussite au sens large).

  • ET SI LES FRANÇAIS AVAIENT UN JOUR LE COURAGE DES ISLANDAIS :
    Silence radio sur l’Islande ! Intéressant à plus d’un point de vue … On pourrait presque croire en la “démocratie” mais cela se passe bien loin de nos moeurs politiques ……… L’Islande est sans doute sur une autre planète !
    Silence radio sur l’Islande ? Sans nouvelles d’Islande : Pourquoi ?

    En Islande, – le peuple a fait démissionner un gouvernement au complet, – les principales banques ont été nationalisées et il a été décidé de ne pas payer la dette qu’elles avaient contractée auprès de banques de Grande Bretagne et de Hollande, dette générée par leur mauvaise politique financière – une assemblée populaire vient d’être créée pour réécrire la Constitution.

    Voici, en bref, l’histoire de la Révolution Islandaise : – Démission en bloc de tout un gouvernement – Nationalisation de la banque – Référendum pour que le peuple puisse se prononcer sur les décisions économiques fondamentales
    – Emprisonnement des responsables de la crise et – Réécriture de la constitution par les citoyens
    Nous a-t-on parlé de cela dans les médias européens ? En a-t-on parlé dans les débats politiques radiophoniques ? A-t-on vu des images de ces faits à la TV ?
    Bien sûr que non ! Le peuple islandais a su donner une leçon à toute l’Europe en affrontant le système et en donnant une leçon de démocratie au reste du monde.

  • Aucun interet cet article. je regrette d’avoir perdu mon temps à le lire. Il ne fait que rabacher des choses que l’on sait déjà (la dette, les impots etc…) sans rien proposer de concret. Alors maintenant on fait quoi ? On part tous vivre en Thailande pour ne plus payer de charges sociales ??? Un peu de serieux SVP. Merci.

    • la thailande le paradis sur terre , j y vecu plus de 6 mois par an de 2002 a 2010 , ce qui sera de nouveau le cas en 2013, ce qui me rejouis

  • Pourquoi l’ultra-libéralisme d’aujourd’hui, après le néo-libéralisme d’hier est-il de droite ? Peut-être par cet esprit prédominant de domination absolue sur la masse par une élite restreinte qui ne pense qu’à emmagasiner des richesses que pour elle-même ? D’ailleurs n’est-il pas en vue une faillite économique généralisée en Europe et des Etats pour revenir au servage des peuples ? Le XXIème siècle va inéluctablement s’ouvrir à un Nouveau Monde tôt ou tard…
    L’expatriation économique n’est pas la solution car elle ne répond en rien aux blessures engendré par exemple par l’enrichissement virtuel de certains qui est un des cancers actuel de ces dernières décennies !
    J’espère que les thaïlandais ne sont pas trompés à voter pour Yingluck Shinawatra, une femme d’affaires.
    Hier les gueux, les juifs, les tziganes. Aujourd’hui les fonctionnaires seraient des furoncles, ici en Europe ?

    • C’est l’hopital qui se fout de la charité!!! Les Etats Unis et le Royaume Uni sont parmi les pays les plus endettés au monde, et ils se permettent de nous donner des leçons.
      Il faut voir les milliers d’américains qui n’ont pas de couverture sociale venir se faire opérer en Thailande parce que ca coûte moins cher…. C’est ça qu’on veut pour la France…Non merci

  • article trés interessant – c’est la seule solution pour un meilleur pouvoir d’achat quittez notre beau pays
    c’est la seule solution

    thierry cortey

  • Il faudrait une véritable et profonde réforme de L’Etat
    La Suède l’a fait
    Le plus simple comparez le nombre de députés et sénateurs entre la France et les Etats Unis ou d’autres pays européens comme la RFA
    Nos politiques n’ont pas de courage. Ils devraient expliquer la vraie situation …
    En tant que retraité mais ayant vécu 13 années comme expatrié je me pose de plus en plus la question

  • Tellement vrai. On peut recencer les 100 cancers de la France et en faire un programme. Aucun parmi le top 100 n’a été retenu. On a le choix entre énormément plus d’impôts et plus d’impôts (car Sarko nous a bien massacré en 5 ans) donc plus de destruction d’emplois car chômage=f(impôts) passé un certain seuil situé à mon sens à la moitié de ce qu’ils sont today.
    Oh oui, que la Thaïlande est douce, sans loi, sans code et tout le monde vie dans une certaine harmonie. Mais çà va pas durer, les prix des premières nécessités explosent et les salaires n’augmentent pas tandis que les profits des intermédiaires grimpent en flèche. Bientôt de gros problèmes si l’état ne fait rien, c’est à dire… augmenter les impôts (Smic, TVA, IS) des catégories pour redistribuer. Dure la mondialisation… des profits.

    • Volontaire ou subie, la rigueur s’imposera au prochain président de la République. La rigueur passe par la baisse des dépenses publiques et non par la hausse des impôts, qui n’est jamais que la préférence pour la dépense poursuivie par d’autres moyens. Elle s’impose autant pour sauver l’euro que pour rétablir la souveraineté de la France, casser le cycle de son déclin, refonder la nation autour de perspectives d’avenir crédibles. Elle constitue la face cachée de la campagne électorale. Les programmes de retour à l’équilibre pour 2016 ou 2017 sont biaisés par des hypothèses de croissance exagérément optimistes (2 à 2,5 %, contre 1,2 % en moyenne depuis 2000), des hausses d’impôts massives (de 14 à 50 milliards d’euros) qui porteront les recettes publiques au-delà de 50 % du PIB, des promesses de dépenses nouvelles et un flou persistant sur d’éventuelles coupes budgétaires. Quel que soit l’élu, le prochain quinquennat sera celui de la rupture avec l’ère de la croissance à crédit. Le temps des déficits et de l’argent public abondant et bon marché est révolu.

  • d’ailleurs les portugais l’ont très bien compris , car ils migrent soit au Brésil ou en Angola, pour les Francophones il y a que le froid québecois. lool

  • Travaillant dans l’administration fiscale, je puis hélas vous confirmer que la plupart d’entre nous pensons que la France est incapable de rembourser sa dette actuelle à euro constant.

    Ceci veut dire que nous seront obligés soit de dévaluer l’euro, soit de sortir de l’euro (puis de dévaluer le francs), soit de ne rembourser qu’une partie de la dette.

    Le problème ne sera que reporté puisque sans remboursement de la dette, nous sommes déjà en déficit (déficit primaire). Une baisse des dépenses publiques et une augmentation des impôts sera donc nécessaire.

    Le problème se pose en termes clairs : qui payera la note ?

    Les fonctionnaires et assimilés ?
    Les retraités ?
    Les actifs cotisants et contribuables (particuliers et entreprises)?
    Les épargnants ?

    La question n’est pas si (cela se fera), n’est pas quand (le plus tôt sera le mieux) mais qui et avec quelle répartition ?

  • Le gros problème de nos dirigeants successifs(nationaux, régionaux et locaux)c’est qu’il n’ont jamais fait comme tout un chacun chez soi.
    Personnellement, je compte combien j’ai et je vois ce que je peux faire avec.
    Eux, ils décident d’une dépense, l’organisent et la mettent en place … puis réfléchissent ensuite au moyen de financer cette dépense. Inévitablement, cela ce solde par des impots augmentés et de nouvelles taxes.
    En clair, ils sont généreux avec l’argent des autres.