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Les nababs thaïlandais vont bien, merci

Pour un pays considéré par certains comme en proie à de graves troubles politiques, sans parler des inondations catastrophiques de l’automne dernier, la Thaïlande affiche des performances économiques assez remarquables.

Pour un pays considéré par certains comme en proie à de graves troubles politiques, sans parler des inondations catastrophiques de l’automne dernier, la Thaïlande affiche des performances économiques assez remarquables.

Les premiers a en profiter sont les grands groupes thaïlandais, qui font désormais partie des entreprises qui comptent au niveau mondial. Les entreprises sud asiatiques ont engrangé ces dernières années des profits colossaux et certaines se sentent à l’étroit chez elles.  En 2012, les acquisitions de ces sociétés à l’étranger ont atteint 29,9 milliards de dollars (sans compter les rachats opérés par les fonds souverains de la région).

Les sociétés  d’Asie du Sud Est ont soif de nouveaux horizons

et elles ont maintenant les moyens de leurs ambitions. Originaires notamment de Thaïlande, de Malaisie et d’Indonésie, elles multiplient les offres de rachats d’entreprises étrangères.

En Thaïlande où les groupes sont encore majoritairement détenu et dirigé par des familles, la fortune des nababs à fait un bond de plus de 20%,  pour la deuxième année d’affilée.

ThaiBev la société de distillerie et de commerce de boisson dirigée par Charoen Sirivadhanabhakdi a récemment fait une offre pour Asia Pacific Breweries (bière Tiger) contre Heineken, le leader des brasseur européens.

Les grand groupes de Thaïlande sont à la recherche d’opportunités à l’étranger

Leur croissance interne leur donne les moyens de financer leur expansion en Asie du Sud et au-delà, notamment pour prendre des parts de marché sur leurs concurrents internationaux, grâce aux bénéfices engrangés sur un marché intérieur dont le dynamisme continue de surprendre (croissance attendue de 6% de l’économie thaïlandaise cette année).

En janvier dernier, la Premier ministre Yingluck Shinawatra (la soeur de Thaksin Shinawatra, classé 23e fortune de Thaïlande) a réduit  le taux d’imposition des sociétés de 30 à 23%, et a annoncé une nouvelle réduction à 20% pour 2013.

L’indice boursier SET est en hausse de 19% (rendement total en baht thaïlandais) sur un an. En conséquence, la richesse collective des plus riches de Thaïlande a fait un bond de 55 milliards de dollars.

L’homme le plus riche de Thaïlande, Dhanin Chearavanont, possède une fortune estimée à 9 milliards de dollars construite dans l’industrie et la distribution agro alimentaire. Il a fait part de son intérêt pour Carrefour en France et Smithfield Foods aux Etats Unis.

Un autre grand gagnant de cette période d’expansion est le tourisme médical avec  Chalerm Harnphanich (fortune n ° 33 au classement Forbes de Thaïlande), qui a créé une fortune 285 millions de dollars avec sa chaine d’hôpitaux (Bangkok Hospital, Samitivej et BNH)  Bangkok Dusit médical.

Olivier Languepin

Par Olivier Languepin

Journaliste basé à Bangkok depuis 2006. Rédacteur en chef de thailande-fr.com.

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