Bienvenu en enfer : Bangkok capitale du crime organisé

Bienvenu en Enfer, la traduction française de Welcome in Hell, est un témoignage brutal sur les prisons et le système judiciaire thaïlandais.

Colin Martin est un homme d’affaire européen naïf lorsqu’il débarque en Thaïlande après avoir obtenu un contrat pour sa société.

Il va rapidement déchanter. Après s’être fait arnaquer d’une fortune il tente, sans succès, d’obtenir l’aide de la police thaïlandaise.

Obligé de s’en remettre à lui-même, il poursuit l’homme qui l’a arnaqué, mais il se retrouve alors obligé de se battre. Dans la bagarre, il poignarde et tue accidentellement le garde du corps de celui qu’il avait poursuivi.

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Bienvenu en enfer

J’étais ravi. Un contrat avec une grande société comme celle là pourrait grandement m’aider à établir ma réputation. Je suis parti en Thaïlande sur le champ.

Personne ne m’avait dit que Bangkok était la capitale de la criminalité en Asie. Mes connaissances de la ville étaient superficielles.

Je ne connaissais rien au marché noir thaï et aux dangers implicites encourus en travaillant là-bas. Avec le temps j’ai appris que Bangkok était la ville où tout avait son prix.

J’étais inconscient du fait que le blanchiment d’argent et le crime organisé étaient les deux mamelles de l’économie thaïe.

Alors que les bagarres entre gangs étaient rares, Bangkok possédait un dangereux monde souterrain que peu de visiteurs apercevaient.

Quand je suis arrivé là-bas, le crime organisé avait découvert les avantages de la grande ville et de ses autorités corrompues.

La ville était devenue le repère de toutes sortes de criminels. Si j’avais su qu’il y avait une grosse fraternité criminelle étrangère en plein travail à Bangkok, je n’aurai pas voyagé jusque là. J’ai toujours pensé que Bangkok était une ville facile à vivre. Mais ce n’était pas le cas et ça a été mon erreur fatale.

Avec le temps j’ai appris que Bangkok était la ville où tout avait son prix

Bangkok, situé entre le Sud et l’Est de l’Asie, se prévalant d’un système de transport en commun et d’infrastructures de communications bien développé rendait l’endroit idéal pour des bandes qui souhaitaient s’implanter, organiser la vente de drogue ou se diversifier en termes de fraude élaboré.

Bienvenu en Enfer
Bienvenu en Enfer, la traduction française de Welcome in Hell, est un témoignage brutal sur les prisons et le système judiciaire thaïlandais.

Ces gangsters se mélangeaient à la grande communauté expatriée des affaires et à la multitude des Chinois, Taïwanais, Russes, Coréens, Européens, Nigérians, Colombiens, Australiens et Néo Zélandais. Ils s’habillaient comme des hommes d’affaires et parfois même comme des investisseurs.

Beaucoup de ces criminels étaient des résidents de longue durée. Ces malfrats contrôlaient le marché noir et c’est eux qui étaient responsables des arnaques dans la région. Ils avaient le pouvoir d’arranger n’importe quoi.

S’ils n’étaient pas dans le trafic d’héroïne, ils étaient dans la fabrication des contrefaçons. Des marques comme Nike, Polo, Lacoste, Christian Dior et Microsoft étaient produites industriellement par des contrefacteurs dans des usines installées dans la ville.

Les Thaïs étaient si bons qu’ils avaient même commencé à fabriquer des produits pharmaceutiques contrefaits, de fausses marques de cigarettes et d’alcool. Ils pouvaient même produire des pièces d’ordinateurs factices.

Ces criminels étaient immunisés contre les poursuites en raison de la lenteur des procédures légales et des dessous de table versés aux officiers de police ‘amis’ qui fermaient les yeux. Le crime se mélangeait comme le ferait un virus dans le flux de Bangkok. Tout ça, je le sais maintenant, mais à cette époque j’étais complètement ignorant des dangers de l’Extrême Orient.

Editions Bamboo Sinfonia, 245 pages. Traduit de « Welcome to Hell » par Colin Martin

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3.5/5


(11 Reviews)

Redaction Bangkok
Redaction Bangkok
La rédaction de thailande-fr est installée à Bangkok depuis 2007, avec un rédacteur en chef, des pigistes, et des stagiaires d'écoles de journalisme et de communication.

2 Commentaires

  1. Ce n’est pas nouveau, dans chaque pays, chaque grande ville il y a ce genre de chose, même a Paris restons lucide !!!

  2. J’ai vécu en Thailande, j’y ai famille et amis.

    Installé à Bogotà, Colombie. Un point d’obervation privilégié. La Colombie, troisième au monde pour le taux d’homicides ( 18000 / an pour 45 M d’habitants ).

    Triste surprise : en quatrième position, la Thailande!

    Amitiés.

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