Le retour de la répression en Birmanie, fait craindre un nouvel afflux de réfugiés dans la région de Mae Sot, où se trouvent déjà près de 150 000 exilés, généralement issus des minorités ethniques persécutés en Birmanie.

Les dissidents birmans ont invité le gouvernement thaï et la communauté internationale à se préparer à l’afflux possible de réfugiés en cas de répression sanglante contre les manifestants pro-démocratiques en Birmanie.

En attendant, le commandement interne des opérations de sécurité (ISOC) a ordonné à son commandant régional le long de la frontière entre la Thaïlande et la Birmanie, d’ exercer une surveillance étroite sur les développements à l’intérieur de la Birmanie.

Le Colonel Thanathip Sawangsaeng, le porte-parole de l’ISOC, a décrit la situation le long des croisements principaux, y compris Mae Sai, Mae Sot et Hua Muang, comme étant normaux.

La répression a été lancée après neuf jours de manifestations incessantes contre la hausse des prix et le gouvernement du général Than Shwe. Les forces de sécurité ont procédé à des arrestations massives mercredi à Rangoon, emmenant des moines en robe rouge orangée dans des camions militaires, et faisant usage de tirs d’intimidation, matraques et gaz lacrymogènes pour disperser la foule qui manifestait malgré une interdiction de rassemblement.

A New York, où se déroule l’Assemblée générale des Nations unies, l’Union européenne et les Etats-Unis ont condamné la répression, invitant le gouvernement birman à cesser les violences et à ouvrir un dialogue avec les forces d’opposition. Dans un communiqué commun, à l’issue d’une réunion ministérielle sur cette crise, les deux puissances se sont déclarées « profondément troublées » et ont appelé le Conseil de sécurité de l’ONU à « examiner la situation de manière urgente et à envisager d’autres mesures, y compris des sanctions ».

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