L’épidémie de coronavirus a privé la Thaïlande de près de 40 millions de touristes. Si l’économie est touchée de plein fouet, la faune et la flore, revivent, débarrassées de la pollution et des nuisances liées au tourisme.

Un reportage d’Hakim Abdelkhalek avec Caravelle diffusé dans « Envoyé spécial » le 8 avril 2021.

Avec la crise du Covid, la Thaïlande a soudain pris conscience de son extrême dépendance vis à vis du tourisme.

Frappée de plein fouet par la chute brutale du tourisme, la Thaïlande commence tout juste à remettre en question les choix qui sont à l’origine de cette dépendance.

En misant tout sur un tourisme de masse, en grande partie alimenté par des voyages organisés en provenance de Chine, la Thaïlande a jusqu’à présent fait l’impasse sur les conséquences désastreuses sur l’environnement de cette politique.

Une des principales locomotives de la croissance thaïlandaise

Dans six mois ou un an, l’épidémie de COVID-19 ne sera peut-être plus qu’un mauvais souvenir, et les millions de touristes chinois seront sans doute de retour vers leur destination favorite : la Thaïlande.

Car c’est peu dire qu’au cours des dix dernières années le tourisme a été une des principales locomotives de la croissance thaïlandaise.

En dix ans le nombre de touristes chinois a été multiplié par 14 : en 2009 la Thaïlande avait accueilli quelques 777 500 touristes en provenance de Chine, sur un total de 14 millions soit 5,5%.

Dix ans plus tard, en 2019, ils étaient 11 millions sur 39,8 millions d’arrivées soit 27,6% du total des touristes visitant la Thaïlande, et plus de 30% des recettes du tourisme.

Une croissance à marche forcée qui ne s’est pas faite sans soulever quelques questions, à commencer par les conséquences désastreuses pour l’environnement d’un tourisme de masse développé sans aucun plan de contingentement.

Aéroports surchargés, files d’attente interminables aux contrôles de l’immigration et un environnement de plus en plus dégradé: le prix à payer pour encaisser les milliards de la manne chinoise, au détriment d’un autre tourisme plus respectueux de la nature et d’une certaine authenticité.

La rédaction de thailande-fr est installée à Bangkok depuis 2007, avec un rédacteur en chef, des pigistes, et des stagiaires d'écoles de journalisme et de communication.

3 replies on “Thaïlande: le paradis retrouvé (France 2 – Envoyé spécial)”

  1. Vous n’avez pas l’air de savoir ce qui se passe sur place. Vôtre envoyé rédige ces articles d’où ? Depuis hier refermeture d’un maximum de bars etc et ce pour 14 jours dans un premier temps.

  2. Rien de plus abominable que ce tourisme chinois de masse, ils détruisent tout ces chinois, L’horreur absolue, notamment à Bangkok, de pire en pire depuis 2017.

  3. Les chinois la vrai plaie du tourisme de masse.Pas de savoir vivre,bruyant et souvent sale (j’en ai vu une se récurer les dents et cracher par terre dans un restaurant à Ao Nang).

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