Les rizières sont indissociables du paysage et de la culture en Thaïlande, et le pays reste encore dominé par une population rurale, majoritairement occupée par la culture du riz.

La Thaïlande est aussi le deuxième exportateur mondial de riz, après l’Inde et devant le Vietnam.

Mais selon une étude américaine publiée l’année dernière,  la culture du riz pollue énormément. Les quantités de deux gaz à effets de serre rejetés dans l’atmosphère par les rizières du monde entier sont probablement sous-estimées de moitié, selon une étude publiée aux États-Unis, dans la revue PNAS.

Vendredi, le ministère thaïlandais de l’agriculture et des coopératives et l’agence internationale de coopération du gouvernement allemand ont annoncé le lancement d’un projet conjoint public-privé, visant à transformer les plaines centrales de Thaïlande en riziculture à faible émission de carbone.

La ministre thaïlandaise de l’agriculture et des coopératives, Grisada Boonrach, a déclaré s’associer avec la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit, l’entreprise fédérale allemande pour le développement durable dans le monde, afin de mener à bien le projet intitulé Thai Rice NAMA (Mesures de réductions appropriées au niveau national).

Six provinces pilotes

Le projet a reçu un soutien financier de 14,9 millions d’euros (environ 530 milliards de bahts) des gouvernements allemand, britannique, danois et de l’union européenne.

100 000 riziculteurs locaux de six provinces – Chainat, Angthong, Pathum Thani, Sing Buri, Ayutthaya et Suphan Buri – adopteront une méthode durable de culture du riz sur 2,8 millions de rai (448 milles hectares) de rizières.

Le projet permettra d’accroître la capacité de production, d’ajouter de la valeur au riz thaïlandais et de pénétrer de nouveaux marchés tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre, en partie responsables du réchauffement climatique.

“ Les principaux objectifs du projet sont de créer des avantages pour les riziculteurs en terme de promotion de la culture “zéro-émission” et des bonnes pratiques agricoles (BPA), développer les technologies adaptées et inciter les producteurs à appliquer ces méthodes” a déclaré Grisada.

Réduire de 20 à 25% les émissions

La secrétaire permanente adjointe à l’agriculture et aux coopératives, Doojduan Sasanavin a rappelé l’engagement pris par la Thaïlande : dans le cadre de l’Accord de Paris, le pays doit réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 20 à 25% d’ici 2030.

L’objectif devrait être atteint en appliquant le principe de “l’économie de suffisance” du Roi Rama IX, en réduisant l’utilisation de combustibles fossiles et en utilisant une énergie alternative respectueuse de l’environnement.

Le projet – disposant de fonds renouvelables et fournissant une formation aux agriculteurs – inciterait les producteurs à abandonner leur méthode actuelle pour en appliquer une nouvelle moins émettrice de gaz à effet de serre. Les riziculteurs seront encouragés à utiliser des variétés de semences appropriées et des technologies connexes (nivellement des sols, gestion alternée de l’eau sèche et humide pour les rizières, application d’engrais après analyse des sols, gestion de la paille de riz et du chaume pour éviter la méthode de brûlage).

Les entreprises de technologies agricoles ont également obtenu des “prêts verts” de la banque de l’agriculture et des coopératives agricoles.

https://en.vietnamplus.vn/thailand-campaign-launched-to-reduce-greenhouse-gas-emissions-from-rice-farming/153186.vnp

https://www.nationmultimedia.com/detail/breakingnews/30369940

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