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Bangkok-Toulouse en tuk-tuk : le pèlerinage péripatéticien des Pilgreens

L’idée de départ est simple : relier Bangkok à Toulouse en tuk-tuk électrique à travers 16 pays en 4 mois couvrant une distance d’environ 20000 km.

Un tuk-tuk électrique, trois étudiants hyper motivés et un message fort à faire passer : une équation qui débouche sur une expérience un peu folle et inédite.

Résultat : un pèlerinage de 20 000 km à travers 16 pays pour relier Bangkok à Toulouse… en tuk-tuk.

C’est l’aventure exceptionnelle que les Pilgreens s’apprêtent à vivre très bientôt !

Relier Bangkok à Toulouse en tuk-tuk électrique ?

Ce qui au début n’était qu’une blague entre Karen Koulakian et Ludwig Merz, deux étudiants en échange en management à l’Université de Mahidol de Bangkok, s’est très vite transformé en un projet sérieux, quoique un peu fou.

L’idée de départ est simple : voyager en tuk-tuk à travers 16 pays (Thaïlande, Laos, Chine, Kazakhstan, Russie, Géorgie, Arménie, Turquie, Bulgarie, Serbie, Croatie, Slovénie, Autriche, Allemagne et France) en 4 mois en parcourant une distance d’environ 20000 km.

Et si on rentrait en France en tuk-tuk ?

C’est Karen, qui après avoir emprunté ce moyen de transport à Bangkok, a lancé en septembre 2014 cette idée à première vue un peu farfelue : « Et si on prenait un tuk-tuk pour rentrer en France ? ».

L’aventure des pilgreens, un néologisme formé à partir de « pilgrim » (pèlerin) et green (vert) pouvait commencer.


Début décembre, c’est le déclic : la blague devient un véritable projet et un but pour ces deux étudiants surmotivés et plein d’énergie.

Après mure réflexion, ils débutent les recherches, se documentent, se renseignent afin de voir si le projet peut se transformer en une aventure concrète et réalisable.

« On s’est rendu compte que plusieurs personnes auparavant avait déjà relevé le défi, mais encore jamais avec un tuk-tuk électrique »

explique Karen. Le côté inédit de l’aventure les encourage un peu plus.

A ce duo, se rajoute très vite un troisième compère : Rémi Fernandes-Dandré, étudiant comme Karen à l’IAE, une école de management à Toulouse.

Resté en France, c’est à lui que revient la mission de parler du projet, contacter les potentiels sponsors, s’occuper de la communication sur les réseaux sociaux sur lesquels ils sont très présents (Facebook, Twitter, Instagram, Youtube ,…).

Karen et Ludwig s’occupent eux de régler l’organisation sur place et de régler les problèmes administratifs.

Le tuk-tuk, pièce maitresse du voyage

Pourquoi choisir un tuk-tuk comme moyen de locomotion ?

« Les tuk-tuk sont très nombreux en Asie mais c’est aussi et avant tout un transport léger, silencieux, peu cher et simple à transporter ainsi qu’à manœuvrer. »

développe Karen.

Les trois étudiants se sont donc mis en quête du tuk-tuk idéal et après négociation ont finalement retenu l’entreprise « Tuk-Tuk factory » pour acquérir il y a quelques semaines la pièce maîtresse de leur périple.

tuktukfactory
C’est le fabricant thaïlandais « Tuk-Tuk factory » qu a fourni la pièce maîtresse du projet.

L’engin comporte deux batteries électriques et un panneau solaire. L’autonomie du véhicule doit permettre d’effectuer 200 à 250km.

Une fois cette distance parcourue les aventuriers devront recharger les batteries via de simples prises électriques.

Le départ prévu à l’origine pour le 10 juin devrait au final être repoussé à début juillet pour une arrivée prévue en France au mois d’octobre.

En plus des sponsors, dont entre autres les deux universités, Mahidol et l’IAE sont partenaires, une campagne de crowdfunding a été lancée sur les réseaux sociaux depuis février afin de récolter des fonds.

Les Pilgreens sont toujours à la recherche de financement, la somme prévisionnelle de 60 000 euros n’étant pas encore atteinte.

« Bien que l’on ait essayé de planifier ce road trip au maximum, il y a toujours des imprévus, c’est aussi ça qui est excitant ! »

s’enthousiasme l’étudiant français toujours optimiste.

Prochaine étape cruciale à régler : le carnet de Passage (CDP), véritable passeport pour l’aventure qui collecte tous les visas nécessaires ainsi que l’itinéraire de ce voyage hors du commun.

Une fois le sésame obtenu, l’expérience pourra vraiment démarrer !

La promotion des énergies vertes

En janvier, l’association Pilgreens voit ainsi le jour, véritable point de départ et concrétisation de ce défi. Son slogan « The Pilgreens and the world is clean» met en évidence la dimension écologique du projet.

A travers ce road trip hors du commun, les Pilgreens veulent promouvoir les énergies électriques et propres, montrer que l’on peut remplacer l’essence dans tous nos déplacements.

« Les énergies vertes sont la clé pour la mobilité du futur. Avec Pilgreens, on souhaite promouvoir la mobilité électrique »

argumente l’infatigable Karen.

Peu intéressés par ces préoccupations écologiques au départ, ils sont devenus de plus en plus sensibles à mesure que leur projet avançait.

« On s’est rendu compte qu’il y avait quelque chose à faire pour préserver l’environnement et prendre soin de la planète.

Ça peut paraitre bateau et être un discours à la mode, mais il faut que l’on repense nos habitudes, qu’on se mette à réfléchir autrement. » insiste t’il.

Tout au long de leur périple, ces explorateurs modernes souhaitent réaliser des interventions dans les écoles et universités des différents pays dans lesquels ils feront une halte, afin de sensibiliser et éduquer les populations aux problèmes environnementaux.

Mais en dehors de cette dimension écologique, c’est avant tout une aventure basée sur l’amitié, la générosité, l’humain et l’échange.

C’est aussi un bon moyen de mettre en pratique toutes les connaissances en management et communication acquise durant leurs études, une sorte de projet de fin d’études en quelque sorte!

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