La qualité de l’éducation thaïlandaise est un enjeu qui tente d’évoluer pour le bien des futures générations.

Cependant, les problèmes sur l’éducation scolaire, sont multiples: apprentissage par cœur, formation insuffisante du corps enseignant, attitude passive des élèves, et  dans certains cas, aucune interaction avec le professeur.

Reportage dans une école d’Ayutthaya

L’anglais est une des principales matières enseignées dans les écoles. Quatres bénévoles sont venu donner des cours d’anglais aux élèves des différentes classes, allant de l’équivalent de la primaire au début collège.

Les enfants doivent écouter les bénévoles et faire les exercices demandés comme l’apprentissage des mots basiques; ceux du temps par exemple (soleil, pluie, neige…) ou les jours de la semaine.

Un professeur est présent afin d’aider à la compréhension. Celui-ci est chargé de faire l’entremetteur si les enfants ne comprennent pas les bénévoles. Cependant, parfois, le professeur est aussi perdu que les élèves pour les exercices simples.

Un niveau d’anglais très faible

Le dernier rapport EF « English Proficiency » classe la Thaïlande à la 64ème place du classement sur 88 pays. En 2017, le pays obtenait la 53ème place.

Le classement réalisé par EF est basé sur les données de 1,3 million d’adultes qui ont passé le test standard d’anglais l’année dernière (EF SET).

Parmi les pays Asiatiques, Singapour est en tête suivie par les Philippines, la Malaisie, l’Inde et Hong Kong.

En Asie du Sud-Est, la Thaïlande est le pays qui affiche le niveau le plus faible d’anglais à l’exception du Cambodge et du Myanmar.

Le pays est classé avec de faibles compétences avec un score à ce test de 48,54 points au niveau du Bangladesh et du Kazakhstan.

«La tendance à la baisse de la qualité de l’éducation thaïlandaise (…) peut être inversée si les propositions clé formulées au cours des deux dernières années sont adoptées», estiment les membres du Comité indépendant sur la réforme de l’éducation (ICER).

Le professeur Charas Suwanwela, président de l’ICER s’est exprimé sur le sujet, il espère que les propositions permettront une évolution profitable dans les cinq prochaines années.

En attendant, le secteur de l’éducation n’a pas bougé depuis des décennies, et c’est même fait dépasser , en terme de qualité, par d’autres pays, selon The Nation. Cela est dû à un mauvais fonctionnement de l’éducation scolaire, notamment très différent de la France.  

Des méthodes archaïques d’apprentissage

«L’apprentissage par cœur prévaut dans les écoles», a-t-il déclaré. Cette méthode d’apprentissage un peu archaïque ne permet pas d’obtenir des résultats supérieurs à la moyenne lors des examens menés pour le suivi des acquis des élèves en mathématiques et sciences internationales.

En effet, les élèves doivent écouter, et ne peuvent pas interagir avec les professeurs, ou même entre eux. En France, à l’opposé du royaume de Siam, les professeurs poussent les élèves à poser des questions s’ils ne comprennent pas: « Pour bien apprendre, il faut d’abord que vous compreniez ce que vous apprenez.» écrit le journal français l’Etudiant.

De plus, le professeur Charas souligne que “les diplômés de l’enseignement professionnel thaïlandais étaient également peu qualifiés”.

Selon, une enquête du ministère de l’Éducation de 2018, sur les 40 000 enseignants d’anglais, seuls six d’entre eux parlaient couramment. Et quand les enseignants ont dû passer des tests en mathématiques et en sciences, la majorité des enseignants a échoué. Ainsi, les conséquences sur le niveau des élèves sont considérables.

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