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Voyage en Thaïlande de Claudine Lepage, Sénatrice des Français expatriés

Nous publions ici quelques extraits choisis du bilan du voyage effectué du 17 au 20 avril 2013 en Thaïlande par Mme Claudine Lepage, Sénatrice des Français établis hors de France.

Nous publions ici quelques extraits choisis du bilan du voyage effectué en Thaïlande du 17 au 20 avril 2013 par Mme Claudine Lepage, Sénatrice des Français établis hors de France.

Une évolution de la communauté française vers une population moins aisée

Les frais de scolarité au lycée français de Bangkok varient de 5 000 à 8 000 euros selon le niveau. Il est impératif de contenir le plus possible les frais de scolarité, ici comme ailleurs car le public est très diversifié.

Les représentants des parents déplorent que la langue thaïe ne soit pas une option possible au bac. L’enseignement du thaï est insuffisant, ce qui pose problème à ceux qui veulent poursuivre leurs études en Thaïlande, d’autant plus que selon mes interlocuteurs, le bac français n’est pas reconnu partout. De leur côté, les élèves qui veulent étudier en France rencontrent des difficultés pour s’inscrire par internet car l’établissement de Bangkok qui fait partie de l’académie de Montpellier ne figure pas sur la liste des établissements

L’école accueille environ un millier d’élèves et si les locaux sont bien aménagés, ils sont trop petits et un projet immobilier est en cours d’étude. L’école n’est pas propriétaire du terrain qui appartient à une famille thaïe et elle dispose d’un bail de trente ans. Cela me semble incongru de construire sur un terrain qui ne vous appartient pas mais une solution modulaire est envisagée. Les locaux pourraient être transférés sur un autre terrain le cas échéant.

L’établissement a un orthophoniste dans l’établissement ainsi qu’un psychologue. Les séances d’orthophonie sont facturées aux parents mais la CFE rembourse insuffisamment les séances.

Un accord de libre échange entre l’Union européenne et la Thaïlande est en cours de négociation

La Chambre de Commerce comprend, elle, quelque 300 entreprises, accompagne les entreprises françaises en  Thaïlande  et inversement ; c’est à dire les entreprises ou investisseurs thaïlandais vers la France. Elle organise environ 50 événements par an et emploie 15 collaborateurs. Le comité Emploi effectue environ 60 placements par an. De plus la Chambre héberge des entreprises. Une bonne coopération s’est développée entre Ubifrance et la Chambre de Commerce.

Un accord de libre échange entre l’Union européenne et la Thaïlande est en cours de négociation. Un point d’achoppement porte sur les vins et spiritueux. L’économie thaïlandaise est très dynamique et s’est bien remise du tsunami et des graves inondations. Il n’y a pratiquement pas de chômage (moins de 1 %) mais l’économie informelle est très importante  (60 %).

Il est relativement difficile de trouver de la main d’œuvre, un manque de formation professionnelle est évident. Ce pays est en pleine mutation et selon M. Paul Dumont, très critique vis à vis de notre pays, le tissu des expatriés est à la traîne. Une soixantaine de grands groupes français sont présents et Michelin est le premier employeur, Casino et Essilor  arrivent ensuite. Les avis sont contrastés et selon Ubifrance et la mission économique le marché est mûr : la Thaïlande n’est pas un Eldorado, il faut trouver une niche pour réussir à s’implanter.

Visite des services du consulat de France à Bangkok

Nous sommes accueillis par M. Yann Pradeau, premier Conseiller. Nous nous entretenons longuement avec Mme Sylvie Obert responsable des affaires sociales qui me confirme quelques informations entendues à Pattaya ; la CFE ne rembourse pas les frais de chimiothérapie.

La CFE a signé trois conventions avec des hôpitaux les engageant à respecter certains tarifs, mais ne rembourse pas les frais de chimiothérapies.

La CFE a signé trois conventions avec  des hôpitaux les engageant à respecter certains tarifs. De plus en plus de personnes âgées, séniles sont hospitalisées alors qu’il n’y a pas de service de gériatrie. Il n’y a pas de prise en charge, il est d’autant plus difficile de trouver des places que les frais d’hôpitaux ne sont pas toujours payés par ces personnes souvent démunies. Le consulat accueille chaque semaine une dizaine de personnes à la dérive et on compte environ 80 Français en prison.

Pour ce qui concerne les bourses, 180 enfants reçoivent une bourse sur 980 élèves. Le consulat n’a pas assez d’agents pour pouvoir faire des enquêtes sociales. Pas d’allocataires de solidarité mais une quinzaine d’allocations handicapés dont 13 enfants.

Nous allons ensuite au service de l’Etat civil. M. François Millard nous présente le service : deux agents pour quelque 10 000 inscrits alors qu’on estime à 20 000 le nombre de Français en Thaïlande. Beaucoup sont en situation irrégulière. Un troisième agent serait nécessaire pour faire face à la charge de travail. Il faut trois semaines pour obtenir un rendez-vous. L’activité a augmenté de 19 %.

Le service d’Etat civil transcrit ou dresse 1 100 actes par an entre mariages, naissances, reconnaissances d’enfants, pacs, divorce, décès. Une activité très dense, trop dense sans doute pour les agents !

Lire l’article complet : http://claudinelepage.eu/?p=10237

Par Redaction Bangkok

La rédaction de thailande-fr est installée à Bangkok depuis 2007, avec un rédacteur en chef, des pigistes, et des stagiaires d'écoles de journalisme et de communication.

  • Entre 5 000€ et 8 000€ de frais de scolarité, c’est quand même énorme. Saint John’s International School à Bangkok est bien moins cher et ai reconnu en Thaïlande et ailleurs. Suivre un cursus anglais et de mon point de vu plus judicieux que de suivre un cursus français à moins de vouloir un jour revenir en France…