Tous les moteurs économiques semblent être au point mort en Thaïlande, rendant les perspectives économiques très mauvaises pour 2015, a déclaré M. Thanawat Polvichai, directeur du Centre économique et de prévisions de l’Université de la Chambre de commerce thaïlandaise.

La contraction de la croissance économique, la diminution des exportations et de la consommation intérieure, la baisse des prix agricoles et le décaissement tardif des dépenses du gouvernement se sont combinés pour assombrir les perspectives économiques de 2015.

Au début de l’année, il y avait peu de signes d’une reprise de la demande intérieure. En janvier, les données mensuelles ont indiqué que l’investissement privé et la consommation privée sont restées faibles.

Les exportations étaient également faibles en janvier, ce qui suggère que la demande extérieure est toujours terne.

Les prévisions des exportations sur l’ensemble de l’année qui devait précédemment croître de 4,1 % ont été révisées à la baisse à 0,4 %.

Seule exception le secteur du tourisme qui devrait croître de 13,7 % avec 28,8 millions d’arrivées prévues pour 2015, sur la base de la reprise constatée depuis le début 2015.

La faiblesse des exportations frein à la croissance

Comme la croissance économique est tributaire des exportations en Thaïlande, le Centre économique et de prévisions de l’Université de la Chambre de commerce thaïlandaise a envisagé trois scénarios:

Les exportations augmentent de 0,4 pour cent, et le taux de croissance sera de 3,2 %.

La croissance des exportations est nulle , et le taux de croissance économique sera de 2,9 %.

Le taux de croissance des exportations est négatif de -1%, et le taux de croissance économique sera de 1,9 %.

Selon M. Thanawat la probabilité d’un redémarrage des exportations est cependant faible, parce que les principaux partenaires commerciaux de la Thaïlande comme l’Union européenne et le Japon connaissent toujours un ralentissement économique.

Le climat politique reste tendu

Récemment, la Cour suprême de Thaïlande a annoncé qu’elle engagerait des pousuites à l’encontre de l’ancien Premier ministre Yingluck Shinawatra sur son programme de subvention du riz.

L’ouverture du procès a été fixée au 19 mai prochain.

Si elle est jugée coupable, l’ancien premier ministre pourrait faire face jusqu’à dix ans de prison, ce qui pourrait mettre un terme à la domination politique de sa famille, ou au contraire déclencher un nouveau cycle de manifestations et d’émeutes de rue.

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