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Le riz, premier rempart contre la faim dans le monde

Pour la FAO, le riz est le seul rempart possible à une éventuelle crise alimentaire semblable à celle de 2007-2008 qui menace d’éclater avec la flambée des cours de céréales

Pour la FAO, le riz est le seul rempart possible à une éventuelle crise alimentaire semblable à celle de 2007-2008 qui menace d’éclater avec la flambée des cours de céréales. Le riz, troisième céréale la plus cultivée au monde, sert d’aliment de base pour trois milliards d’êtres humains dans le monde, la plupart vivant en Asie.

Cette année la FAO table sur une campagne 2012-2013 normale, et de prix stagnants autours de 580 dollars la tonne pour le riz thaï. Mais les récoltes futures risquent d’être pénalisées par la stagnation des rendements qui affecte les 155 millions d’hectares de rizières cultivées dans le monde.

Pour la FAO, le riz est le seul rempart possible à une éventuelle crise alimentaire semblable à celle de 2007-2008 qui menace d’éclater avec la flambée des cours de céréales

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) estime que la production mondiale de riz pour 2012 devrait être légèrement en baisse par rapport à celle prévue initialement, en raison des pluies de mousson en Inde inférieure à la normale.

L’indicateur du Marché du riz, publié en août par la FAO, affirme que la production devrait s’élever à 724,5 millions de tonnes – une révision à la baisse de 7,8 millions de tonnes par rapport à la prévision faite en avril. Mais la production mondiale devrait encore légèrement dépasser les résultats obtenus en 2011.

La FAO s’attend à ce que l’Asie – producteur mondial de riz de premier plan – récolte 657 millions de tonnes en 2012, en hausse de 0,4 % sur  l’an dernier.

Accroitre les rendements de près de 20%, grâce à un nouveau gêne.

Un espoir pour les prochaines récoltes: les chercheurs ont mis la main sur un gène qui permet au plant de riz de mieux se développer sur des sols très pauvres en phosphore et d’accroitre les rendements de près de 20%.

En Thaïlande plus encore que dans d’autres pays d’Asie, le riz reste un enjeu politique. L’année dernière, le gouvernement du Parti Pheu Thai, vainqueur des élections en juillet 2011, a tenu une de ses promesses électorales en achetant le riz 50% plus cher que ne l’impose les prix du marché.

 Un programme qui a permis de stocker des quantités de riz sans précédent.

La Thaïlande a perdu sa première place sur le marché du riz

Pour cette raison, la Thaïlande n’est plus le premier pays exportateur de riz, mais continue d’être celui qui gagne le plus d’argent, car la variété thaïlandaise (dite Jasmine rice, bien qu’elle n’ait pas grand chose à voir le jasmin) reste très prisée sur les marchés internationaux en raison de sa qualité supérieure.

Le nouveau système s’est attiré les critiques de nombreux économistes, et du gouvernement américain qui a déclaré que le rachat par l’Etat du riz à des prix élevé équivaut à une subvention commerciale, pratique illégale au regard des règlements de l’Organisation mondiale du commerce. Le programme est fréquemment décrit comme couteux et peu efficace, car profitant surtout aux intermédiaires et aux grossistes, et peu aux riziculteurs.

Mais la menace d’une nouvelle crise alimentaire à laquelle la planète devra faire face, plane de nouveau, après celle de 2008, quand les prix du riz avaient brièvement dépassé les 1000 dollars la tonne.

Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, le prix des céréales, dont le riz, risque d’augmenter d’au moins 20 % en 2013. Ne serait-ce qu’en juillet 2012, les prix de l’alimentation ont grimpé de 6 %. A terme le programme de stockage de riz du gouvernement thaïlandais pourrait donc se révéler très rentable pour le gouvernement.

D’ici à la fin de l’année 2012, les 17 millions de tonnes de riz stocké dans plusieurs régions thaïlandaises  pourraient voir leur valeur doubler.

Redaction Bangkok

Par Redaction Bangkok

La rédaction de thailande-fr est installée à Bangkok depuis 2007, avec un rédacteur en chef, des pigistes, et des stagiaires d'écoles de journalisme et de communication.

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