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Toujours pas de distributeurs de préservatifs dans les écoles

Les distributeurs de préservatifs disponibles dans les écoles faisaient partie des plans du Ministère de la Santé Publique pour empêcher la diffusion du VIH et favoriser l’accès à la contraception chez les jeunes.

Kamol Rodklai, le responsable du Bureau de la Commission de l’Education élémentaire (Obec), a annoncé hier qu’il ne permettrait pas l’installation de distributeurs de préservatifs dans les collèges d’enseignement général.

Le responsable a déclaré qu’il n’avait pas encore reçu de requête pour installer des distributeurs, mais que si c’était le cas, il rejetterait certainement la demande.

Selon lui, installer un tel dispositif, pourrait encourager les étudiants à développer une activité sexuelle prématurément.

« Je ne suis pas d’accord et je ne permettrai pas l’installation de machines distribuant des préservatifs dans les écoles.

Je veux que la campagne soit menée d’une autre façon.

Les étudiants ne pensent pas autant au sexe, il n’y a donc aucun besoin d’installer ces dispositifs dans les écoles, »

a-t-il déclaré.

Une politique qui manque de clarté

Depuis plusieurs années maintenant, on assiste à d’incessants va-et-vient et retournement de positions dans la mise en place d’une politique nationale concernant la sexualité des adolescents et jeunes adultes en Thaïlande.

Les distributeurs de préservatifs disponibles dans les écoles faisaient partie des plans du Ministère de la Santé Publique thaïlandais pour empêcher la diffusion du VIH et favoriser l’accès à la contraception chez les jeunes.

Ils ont d’abord été installés dans les écoles en 2011; l’école Ban Bangkapi de Bangkok en avait obtenu quatre. Cependant, cela n’avait duré que six mois, les protestations des étudiants et des parents réussissant à les faire retirer.

La mesure était loin d’être obligatoire et laissait au seul libre-arbitre des directeurs d’établissements scolaires la décision de faire installer ou non ces distributeurs.

Des cours d’éducation sexuelle dans les écoles.

Le plan de lutte prévoyait aussi de fournir des informations traitant de la sexualité, notamment en instaurant des cours d’éducation sexuelle dans les écoles.

Pour le directeur d’Aids Access Foundation, Nimit Tienudom, la politique du Ministère de Santé publique de réintroduire des machines vendant des préservatifs dans les écoles serait utile pour empêcher la transmission de maladies sexuellement transmissibles, et réduire les cas de grossesses prématurées, très nombreuses en Thaïlande ou l’avortement est interdit mais souvent pratiqué dans l’illégalité.

Un réel manque d’information ainsi qu’un certain tabou entourent encore le sujet du sexe dans un pays qui apparaît pourtant comme étant plutôt libéré.

Dans la réalité, la société thaïlandaise est restée très conservatrice, loin de l’image permissive qu’elle peut renvoyer.

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