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Les protestations s’emparent des réseaux sociaux

Outils de communication de masse, les réseaux sociaux sont très largement utilisés en Thaïlande, à la fois en tant que relais d’information et en tant qu’outils de contestation et de propagande lors de mouvements sociaux importants.

Outils de communication de masse, les réseaux sociaux sont très largement utilisés en Thaïlande, à la fois en tant que relais d’information et en tant qu’outils  de contestation et de propagande lors de mouvements sociaux importants.

Depuis le début des protestations en novembre 2013, on assiste sur les réseaux sociaux à de fortes mobilisations des différents groupes politiques et des particuliers, suivant l’exemple de leur rôle lors des manifestations de 2010 en Thaïlande, ou encore du printemps arabe en 2011.

La page officielle de la Première ministre Yingluck Shinawatra compte ainsi près de 2 millions de fans, et celle de son adversaire  Suthep Thaugsuban (สุเทพ เทือกสุบรรณ) a passé le cap du million.

Les réseaux sociaux, facteurs de polarisation du débat politique

Dans une tribune publiée sur le site internet du Bangkok Post début janvier, Thitinan Pongsudhirak professeur à l’Université de Bangkok met en avant le fait que cette bataille sur les réseaux sociaux aurait tendance à polariser le débat politique du pays.

 » Souvent présenté comme de puissants outils de liberté d’expression et d’unification, les réseaux sociaux sont, dans cette crise, plus un facteur de division que d’unification « .

Pour Mr. Pongsudhirak  Facebook et Twitter ont consolidé et accentué le clivage politique, déjà très marqué dans la société thaïlandaise :

 » Ces réseaux sont les premiers à rassembler des personnes aux opinions similaires et à crée des groupes imperméables excluants les autres opinions ».

Sur Facebook la place ne semble en effet pas au débat mais à la réaffirmation des idéologies de chaque groupes qui se montent les uns contre les autres au lieu de chercher un terrain d’entente. Dans un pays qui compte plus de 18.5 millions d’utilisateurs de facebook dont 9 millions à Bangkok, la maîtrise des réseaux sociaux en tant qu’outils d’influence de l’opinion publique  apparaît comme primordiale.

Avant il y avait une sorte de monopole de l’information au profit des médias officiels. Maintenant nous sommes en concurrence avec Facebook ou Twitter : les gens vont s’informer un peu partout, et font eux mêmes une synthèse . Ils sont aussi beaucoup plus critiques avec ce que nous leur présentons.

a remarqué Veronica Pedrosa la correspondante de Al Jazeera à Bangkok au cours d’une réunion au FCCT (Foreign Correspondents’ Club of Thailand).

Facebook, outil de mobilisation et de protestation

Dès la proposition du projet de loi d’amnistie, à l’origine de la crise, les réseaux sociaux ont été submergés de messages d’opposition : photos de profil et statuts avec le slogan ‘Contre la loi d’amnistie’.

Avec le début des manifestions dans les rues de Bangkok, les réseaux sociaux ont permis une certaine centralisation des informations : lieux de rendez-vous pour les manifestions, actions menées par les manifestants, point sur la situation en direct.

La page Facebook du PDRC crée au mois de novembre 2013.

Le PDRC est très actif sur facebook où il a crée, dès mi-novembre, une page en anglais comptant, plus de 19770 mentions j’aime. Sur la page, le mouvement publie de nombreuses informations et « live news » des différents points de ralliement dans Bangkok. Sont également publiées de nombreuses images des manifestations dans le pays mais également à l’étranger où les expatriés de la communauté thaï manifestent devant les ambassades du pays.

Un autre enjeu pour le PDRC, est de toucher la diaspora thaïlandaise, pas tant pour qu’elle se mobilise physiquement mais qu’elle apporte un soutien financier au mouvement qui s’est vu geler ses comptes par le gouvernement.

Du côté des pro-gouvernementaux, ces derniers sont également présents sur les réseaux sociaux. Le CMPO (Center for Maintaining Peace and Order) est notamment actif sur Facebook via le compte CAPOpolice et sur Twitter via @cmpolive.

S’est ainsi installé une sorte de cyber-conflit, entre pro et anti gouvernement, sur les réseaux où l’information diffusée ne va parfois pas plus loin que de la simple propagande : désinformation, création de faux comptes, bataille des chiffres.

2 réponses sur « Les protestations s’emparent des réseaux sociaux »

On ne peut plus parler de réseau  » social » . Impossible de communiquer ou d’échanger des idées avec les « multicolors » . ils sont beaucoup trop sectaires, parfaitement binaires ( si tu n’est pas jaune tu est rouge) et imperméables à toute autre analyse que la leur, voir violents et agressifs dans leurs propos .( je ne cite personne sur le blog) !!!!
Dommage le but de ces réseaux était tout à fait different.

I’m very sad about what is going on a .yes social site and also media’s don’t helping Thai people to see the exact situation, the population are very poor, we must thinking to them for the futur. Politic men have big money and in fact looser or winner life for them didn’t change. But day after day population become broken. Children need food, school,and mum n dad at home not on the road for the .benefice (maybe ) details few rich men.

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