La situation de la rage en Thaïlande reste préoccupante, selon un rapport du Département de développement animal, montrant que 252 animaux – dont 90 % de chiens – ont été infectés par la maladie au cours des deux derniers mois de l’année.

Le taux d’infection par la rage a donc progressé de 50% par rapport à la même période l’année dernière.

Treize provinces ont été déclarées «zones rouges de contamination de la rage» après que le virus (mortel une fois que la maladie est déclarée) s’est récemment propagé dans plusieurs provinces du pays, entraînant trois décès au cours des deux derniers mois.

Les 13 provinces touchées par le virus de la rage sont Surin, Chon Buri, Sumut Prakan, Chachoengsao, Nan, Buri Ram, Ubon Ratchathaini, Chiang Rai, Rot Et, Songkhla, Rayong, Tak et Sri Sa Ket.

Carte des 13 provinces de Thaïlande touchées par le virus de la rage
Carte des 13 provinces de Thaïlande touchées par le virus de la rage

Si aucun cas de rage humaine acquise sur le territoire français métropolitain n’a été signalé depuis 1924, des cas acquis hors du territoire français et diagnostiqués en France sont régulièrement recensés.

Il est donc nécessaire de prendre certaines précautions vis-à-vis des animaux sauvages et domestiques lorsqu’on se rend dans des régions du monde où la maladie est très présente, en l’occurrence en Asie, en Afrique, en Europe centrale, au Moyen-Orient et en Amérique du Sud.

En Thaïlande les provinces de Roi Et, Surin, Yasothon, Kalasin et Amnat Charoen ont l’incidence la plus élevée d’infection rabique chez les animaux.

Au cours des années précédentes :

  • en 2015, 330 cas ont été notifié ;
  • en 2016, 614 cas ont été notifié ;
  • en 2017, 843 cas ont été notifié.

Les chiens sont les espèces les plus infectées (89 %), suivis des bovins (6,6 %), les chats (3,6 %) et autres (0,7%).

Une infection mortelle à  100%

La rage est une zoonose mortelle que l’on peut toutefois prévenir et qui touche essentiellement les populations pauvres et rurales en Afrique et en Asie.

Le virus de la rage est transmis par les animaux infectés lors d’une morsure ou d’une égratignure, et les chiens sont responsables d’environ 99% des cas humains.

L’épidémie de rage est la plus étendue  dans la région nord-nord-est,où il a été rapporté que la province de Roi Et a le taux le plus élevé d’infection rabique dans le pays, avec 65 cas depuis le début de l’année, presque 3 fois le nombre de cas de la province  de Surin (24 cas).

Les provinces orientales de Chon Buri et Prachinburi et dans le sud la province de Songkhla ont également un nombre relativement élevé de cas de rage.

Si vous envisagez de passer un long moment en Thaïlande, il est conseillé donc de faire cette vaccination avant de partir, car il y a à Bangkok des centaines de milliers de chiens errants, plus de 800.000 selon les estimations de la BMA, qui traînent partout dans les rues et qui commencent à poser problème.

Même si le risque de morsure est assez faible, la rage humaine, lorsqu’elle est déclarée (c’est-à-dire symptomatique) est mortelle dans 100% des cas.

Le virus atteint le cerveau et crée une inflammation responsable d’une encéphalite. Cette attente cérébrale provoque contractures et paralysie à l’origine de la gravité de cette maladie.

Le temps d’incubation est relativement variable mais compris généralement entre un et trois mois.

Cette longue incubation permet la mise en place d’un traitement, permettant d’éviter l’arrivée des premiers symptômes et donc la guérison. Les traitements doivent donc être entrepris de manière précoce après une exposition considérée à risque et reposent sur la vaccination post-exposition (vaccin antirabique) et l’utilisation d’anticorps dirigés contre le virus (sérum antirabique).

Vaccination avant exposition

La vaccination rabique avant exposition comprend trois injections de vaccin aux jours 0, 7 et 21 ou 28, avec un rappel un an plus tard, puis tous les cinq ans.

La vaccination préventive ne dispense pas d’un traitement curatif (deux injections de rappel), qui doit être mis en œuvre le plus tôt possible en cas d’exposition avérée ou suspectée, mais elle simplifie le traitement et dispense du recours aux immunoglobulines, qui ne sont pas toujours disponibles dans les pays en développement.

Vaccination après exposition d’un sujet préalablement vacciné contre la rage

Chez un sujet correctement vacciné contre la rage, préventivement ou dans le cadre d’un traitement antérieur, seuls deux rappels de vaccin effectués à trois jours d’intervalle sont nécessaires lors d’une exposition ultérieure.

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