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Mandat d’arrêt contre Thaksin

La Thaïlande a lancé mardi des mandats d’arrêt contre l’ex-Premier ministre Thaksin Shinawatra, et contre son épouse Pojaman, accusés de corruption dans leur pays.

La Thaïlande a lancé mardi des mandats d’arrêt contre l’ex-Premier ministre Thaksin Shinawatra, et contre son épouse Pojaman, accusés de corruption dans leur pays.

Un procureur a averti que si le couple ne se présentait pas à une prochaine audience de la Cour suprême fixée au 25 septembre, la Thaïlande initierait des procédures de demande d’extradition auprès de la Grande-Bretagne.

Bangkok et Londres disposent d’un traité d’extradition, même si celle-ci est peu probable compte tenu de la situation en Thailande, actuellement dirigée par une dictature militaire

Mardi, la Cour suprême, « a approuvé des mandats d’arrêt contre les deux suspects » qui ne se sont pas présentés en dépit d’une convocation, a déclaré Tonglor Chomngarm qui dirigeait un panel de neuf juges.

Au pouvoir pendant plus de cinq ans, M. Thaksin, 58 ans, a vécu en exil, principalement en Grande-Bretagne, depuis son renversement par l’armée en septembre 2006 dans son pays. Son épouse Pojaman se trouve également à l’étranger. Le couple possède une propriété en Grande-Bretagne.

Une bonne douzaine d’enquêtes se poursuivent contre M. Thaksin et sa famille en Thaïlande. Dans l’affaire examinée par la Cour suprême, l’ex-Premier ministre et son épouse sont accusés de violations des lois anti-corruption et risquent chacun jusqu’à 13 ans de prison.

Pojaman Shinawatra est accusée d’avoir acheté en 2003 un terrain de cinq hectares à Bangkok pour l’équivalent de 23 millions de dollars à un Fonds d’investissement dépendant de la Banque centrale de Thaïlande alors que la propriété avait été estimée à trois fois ce prix précédemment, selon le bureau du procureur général qui reproche à M. Thaksin d’avoir influencé la transaction.

M. Thaksin et son épouse ont rejeté ces accusations et dénoncé une vendetta politique. Leurs avocats avaient demandé à la Cour suprême un report d’audiences jusqu’après la tenue d’élections libres visant à rétablir la démocratie en Thaïlande. Ils avaient affirmé que la sécurité du couple et les conditions d’un procès équitable n’étaient pas garanties.

Olivier Languepin

Par Olivier Languepin

Journaliste basé à Bangkok depuis 2006. Rédacteur en chef de thailande-fr.com.

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