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Thaïlande : le parti d’opposition Future Forward dissous

Un des principaux partis d’opposition en Thaïlande a été dissous par la justice, ses dirigeants sont bannis de la vie politique pour 10 ans.

Le parti du Future Forward (FFP) a été dissous sur décision de la Cour constitutionnelle conformément aux articles 62-66 et 72 de la Constitution sur le financement des partis politiques.

Quinze de ses dirigeants sont également exclus de la vie politique pour une durée de dix ans.

En plus de dissoudre le parti, le tribunal a interdit à 15 de ses dirigeants de participer à la vie politique pendant 10 ans, y compris son fondateur Thanathorn Juangroongruangkit.

Étant donné que 10 de ces dirigeants sont également élus au Parlement la décision de la cour réduit d’autant le nombre de sièges de l’opposition au Parlement.

Le parti Future Forward a bouleversé le paysage politique de la Thaïlande en remportant 80 sièges et plus de 6 millions de suffrages aux élections législatives de mars 2019, à peine un an après sa création par Thanathorn Juangroongruangkit un jeune et charismatique milliardaire.

La Cour Constitutionnelle de Thaïlande s’était prononcée une première fois le 21 janvier 2020 contre la dissolution du parti d’opposition Future Forward qui était accusé de conspiration contre la monarchie.

Créé en 2018 par le milliardaire Thanathorn Juengrungruenkit  et plusieurs autres personnes, le Future Forward Party (FFP) est arrivé en troisième position lors des élections de 2019, en s’opposant à la dictature militaire et aux partis soutenus par l’armée.

Un prêt personnel de 191,2 millions de bahts

Au moment de sa création, le parti Future Forward avait besoin de financement pour préparer sa campagne électorale, mais à l’époque il n’était pas autorisé à lever des fonds car la junte n’avait pas encore levé l’interdiction des rassemblements et activités politiques en vigueur depuis le coup d’Etat de 2014.

Son président et fondateur Thanathorn a donc consenti au FFP  un prêt personnel d’un montant total de 191,2 millions de bahts, lequel devait lui être remboursé à une date ultérieure.

Mais la Commission électorale thaïlandaise, approuvée par la Cour constitutionnelle aujourd’hui, a déclaré ce prêt était un “faux prêt” et par conséquent illégal car contraire aux lois électorales qui interdisent les dons de plus de 10 millions de bahts de toute personne à un parti politique.

Les députés de l’ex-FFP ont dorénavant la possibilité d’intégrer un parti dans les 30 jours qui suivront sa dissolution.

  • si je dit le mot auquel je pense pour résumé tout ça je vais en tôle… Quel bande d’en…

  • Oui Fabien, c’est bien le bon mot, pour tous ces généraux et oligarches qui ont tout fait depuis plus de 15 ans pour conserver le pouvoir .
    Il faut maintenant un nouveau parti pour la Thaïlande afin que la lutte pour la justice contre les forces qui, depuis des décennies, refusent à la nation thaïlandaise les fruits d’une bonne gouvernance se poursuivra sans relâche.

  • Les autorités thaï veulent dans doute s’aligner sur leurs voisins â l’est. Ils vont peut-être trouver un sosie de Aung San Suu Kyi pour cautionner le renforcement de la dictature.