A l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, Reporters sans frontières (RSF) lance une campagne de communication pour lutter contre la désinformation, avec le film “#FightFakeNews”.

Réalisé par l’agence BETC, ce spot met en parallèle les ravages humains des contrefaçons de produits industriels ou pharmaceutiques et les ravages politiques de la “contrefaçon” de l’information.

Au contraire des contrefaçons classiques, dont les conséquences sur la santé ou l’environnement sont visibles et mesurables, le phénomène des “fake news” sape les fondements de la démocratie.

“Les contenus produits de façon rigoureuse et honnête subissent de plus en plus la concurrence déloyale de contenus sponsorisés, de propagande et de rumeurs, déclare Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières. Comme le prouvent les études, les informations fausses circulent plus aisément que celles qui sont dignes de confiance, à cause des biais cognitifs des êtres humains. Nous ne saurions rester passifs devant les dangers pour la sincérité du débat public et donc pour la démocratie. RSF travaille à promouvoir concrètement la liberté, l’indépendance et le pluralisme du journalisme.”

Cette campagne à destination du grand public, pouvant être diffusée tant par les chaînes de télévision que sur les réseaux sociaux et tous les sites Internet qui le souhaitent, est lancée une semaine après la publication par RSF du Classement mondial de la liberté de la presse 2018 et moins d’un mois après le lancement officiel de la “Journalism Trust Initiative”, un dispositif d’autorégulation des médias visant à renforcer le journalisme dans le nouvel écosystème de l’information, proposé par RSF et ses partenaires, l’Agence France-Presse (AFP), l’Union européenne de radio-télévision (UER) et le Global Editors Network (GEN).

Désinformation, amplification, intimidation: comment les prédateurs de la liberté de la presse opèrent sur internet

 

Les prédateurs de la liberté de la presse ont su adapter leur modèle autoritaire traditionnel aux nouvelles technologies. Reporters sans frontières (RSF) a documenté et analysé ces nouvelles attaques en ligne. Robotisation, faux comptes, email bombing… A quoi ressemble le mode opératoire de ces prédateurs désormais connectés ?

Narendra Modi, Vladimir Poutine, Abdel Fattah el-Sissi ou bien encore Xi Jinping… Tous ces prédateurs de la liberté de la presse ont compris l’intérêt d’amplifier leur propagande et de décrédibiliser l’activité journalistique sur les réseaux sociaux, aboutissant à de nouvelles formes de censure.

A travers une infographie, RSF analyse étape par étape la stratégie et les moyens humains et techniques mis en oeuvre par ces prédateurs.

Armées de trolls et de bots

Les campagnes de désinformation sont ainsi amplifiées grâce à des armées de trolls mises en place par ces régimes autoritaires.

Parfois, ils sont aidés par des entreprises peu scrupuleuses qui leur vendent des faux comptes ou des bots – des programmes informatiques qui permettent de diffuser automatiquement un contenu sur les réseaux sociaux.

Une fois les messages de propagande diffusés massivement – ce qui a pour conséquence de noyer le contenu journalistique fiable – les armées de trolls lancent des cyberattaques contre les sites des médias libres et les comptes personnels des journalistes indépendants pour les décrédibiliser et les faire taire.
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2 Commentaires

  1. Qu’il reste facile d’accuser Narendra Modi, Vladimir Poutine, Abdel Fattah el-Sissi et Xi Jinping, alors que les fakes news font parties de la propagande de tous les dirigeants de l’occident également. Décidément, la paille et la poutre reste toujours d’actualité.

  2. Bientot, les journalistes vont relayer les Gouvernements pour dire aux gens ce qu’ils doivent penser.

    Brave new world ! (Titre du livre prophétique : 1984).

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