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La Thaïlande ne séduit plus les investisseurs japonais

La Thaïlande n’est plus la destination d’Asie la plus attrayante pour les japonais, à cause des problèmes de la zone industrielle de Map Ta Phut

La Thaïlande n’est plus la destination d’Asie la plus attrayante pour les investisseurs japonais, à cause des problèmes juridiques de la zone industrielle de Map Ta Phut, selon Munenori Yamada, président du bureau de Bangkok de la Japan External Trade Organisation. Selon lui, cette nouvelle crise a miné la confiance des investisseurs dans le Royaume.

«Les fermetures d’aéroport, des foules, les émeutes – ce sont des problèmes politiques qui pourraient se produire dans n’importe quel pays. Mais le manque de clarté sur la question de Map Ta Phut est un problème économique, qui a directement nui à la confiance des investisseurs en Thaïlande »

a déclaré M.Yamada lors d’une conférence de presse.

Les investissements japonais seraient en recul de 50% en 2009

Il a jouté que les investisseurs japonais à la recherche de nouvelles bases de production asiatique ne considèrent plus la Thaïlande comme une destination prioritaire.  Cependant, le JETRO n’a pas fourni d’exemple de société japonaise prévoyant de réorienter ses investissements actuels en dehors de la Thaïlande.

La décision de la Cour Administrative Suprême est sans appel,  et elle autorise seulement 11 des 76 projets d’une valeur combinée de Bt400 milliards à continuer. Les autres devront s’adapter aux nouvelles normes de protection de l’environnement.

Les investisseurs japonais, qui sont partenaires dans plusieurs projets en suspension, avaient exprimé la crainte que le retard de ces projets ait une incidence sur la chaine de production de produits chimiques, sidérurgique, plastique et automobile.

“La plupart des projets suspendus concernent l’industrie pétrochimique, qui est source d’approvisionnement pour de nombreux secteurs en aval. La décision du tribunal d’aujourd’hui influencera non seulement les 65 projets suspendus, mais  d’autres projets connexes à l’échelle nationale. Ces projets  seront alors obligés d’importer des matières premières pour leur production interne, donc les coûts seront plus élevés.”

avait alors déclaré Yo Jitsukata, président de la Chambre de commerce du Japon.
Ce verdict est le dernier épisode judiciaire d’un combat de plusieurs années. En mars 2009, le Tribunal administratif de Rayong avait ordonné le classement de la municipalité de Map Ta Phut en « zone de pollution contrôlée ». Un classement qui exige une application très stricte des règles environnementales, notamment sur les émissions toxiques.

Toujours est-il que les pressions des industriels concernés n’ont pas fait fléchir la Cour : une décision d’autant plus remarquable que parmi les projets suspendus figure la compagnie pétrolière géante publique PTT. Un des investissements majeurs qui restent en suspens concerne une usine de séparation des gaz de 780 millions de dollars, de PTT Chemical.

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