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L’Union européenne a finalement renoncé à interdire les exportations thaïlandaises de produits de la mer, après que Bangkok a imposé des réformes pour limiter la pêche illégale.

Le travail forcé dans le secteur de la pêche

Plusieurs associations de défense des droits de l’homme avaient dénoncé le problème du travail forcé dans le secteur de la pêche en Thaïlande depuis plusieurs années.

Le gouvernement militaire issu du coup d’État du 22 mai 2014 a cependant affirmé avoir fait de gros progrès dans sa sa lutte contre le trafic d’êtres humains.

Carton jaune de l’Union européenne


La Thaïlande, troisième plus gros exportateur mondial de produits de la mer, avait reçu un « carton jaune » de l’Union européenne en 2015 lui signifiant qu’elle pourrait être soumise à l’interdiction d’exporter des produits de la mer vers l’Union européenne.

L’Union européenne dispose d’un système de sanctions pour ses partenaires commerciaux accusés de pratiques de pêches illégales.

Sans entreprendre une profonde réforme de sa gestion des travailleurs migrants dans le secteur de la pêche elle risquait un « carton rouge » en raison de ses pratiques de pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) .

Suite aux critiques de nombreuses organisations internationales sur la traite des êtres humains, le travail forcé et autres abus en Thaïlande, le gouvernement a entrepris de légaliser tous les travailleurs migrants en les encourageant, eux et leurs employeurs, à suivre un processus de régularisation qui implique une vérification de la nationalité.

La Thaïlande a également récemment annoncé la ratification de la Convention n ° 188 de l’Organisation internationale du travail sur le travail dans la pêche (C188), le premier pays d’Asie à le faire.  »

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