La Thaïlande prend aujourd’hui la succession de Singapour à la tête de l’Asean, l’organisation qui réunit dix pays d’Asie du Sud-Est.

Selon les conditions énoncées dans la Charte de l’ASEAN, la présidence de l’ASEAN doit changer chaque année en suivant l’ordre alphabétique des noms anglais des États membres.

La Thaïlande prend donc la relève de Singapour le 15 novembre à la fin du deuxième Sommet de cette année.

Les dirigeants de 18 pays, également membres du Sommet de l’Asie de l’Est (EAS), composé de 10 membres de l’Asean et de ses partenaires, comme la Russie et les États-Unis, assistent  également au sommet de Singapour.

Singapour a aussi invité la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, ainsi que le premier ministre canadien Justin Trudeau en sa qualité de président du G7.

Le président chilien, Sebastian Pinera Echenique, représentait son pays à la présidence de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC).

Un report du premier sommet 2019 au mois de juin

La Thaïlande a proposé d’accueillir le prochain Sommet ASEAN en juin 2019 au lieu d’avril, pour se prémunir contre les conséquences éventuelles d’un retard dans les prochaines élections générales qui devraient avoir lieu le 24 février 2019.

D’après les statuts de l’Asean, le pays hôte qui assume la présidence tournante du bloc régional est tenu d’organiser deux sommets dans l’année.

L’un limité à dix membres au début de l’année (en général au mois de mars ou avril) et l’autre avec ses partenaires plus tard dans l’année (en général au mois de novembre).

Oublier l’humiliation de 2009


La dernière fois que la Thaïlande a occupé la présidence de l’Asean de juillet 2008 à décembre 2009, l’organisation du premier sommet régional en avril 2019 à Pattaya s’était soldé par un fiasco humiliant.

Le 11 avril 2009, les « chemises rouges », opposants au gouvernement de l’époque, avaient pris d’assaut et occupé l’hôtel de Pattaya où devaient se tenir les réunions entre les dirigeants des 10 pays.

Certains des dirigeants membres de l’Asean avaient dû être évacués en urgence à bord d’hélicoptères  de l’armée dans une base militaire voisine avant d’être rapatriés dans leur pays.

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