Même si les résultats définitifs des dernières élections ne sont pas encore connus, on voit mal ce qui pourrait empêcher le général Prayuth de rempiler pour un deuxième mandat aux commandes de la Thaïlande.

Pour cela il aura juste besoin de raccrocher son uniforme de général et d’enfiler son nouveau costume – taillé sur mesure par la nouvelle Constitution diront les mauvaises langues – de Premier ministre démocratiquement élu.

Reste qu’au delà de l’arithmétique assez sophistiquée qui servira à calculer la répartition finale des sièges, la campagne victorieuse du général Prayuth s’accompagne aussi d’une singulière progression sur le terrain de l’opposition.

La baraka d’un jeune milliardaire antimilitariste

Les deux partis qui s’étaient clairement engagé à défaire l’héritage des militaires ont remporté plus de 12 millions de suffrages : une contre offensive menée tambour battant par un jeune milliardaire venu de nulle part et farouchement hostile aux militaires.

La Thaïlande peut-elle simplement troquer un général en uniforme contre un général en civil pour rejoindre le camp des démocraties ?
La Thaïlande peut-elle simplement troquer un général en uniforme contre un général en civil pour rejoindre le camp des démocraties ?

Transition démocratique ou tour de passe-passe ?


Le nouveau parti d’opposition, très populaire chez les jeunes, Future Forward a réussi son baptême du feu de manière assez spectaculaire en recueillant plus de cinq millions de voix, alors que son programme est une véritable déclaration de guerre contre les militaires.

Autant dire que sans l’appui d’un Sénat non élu nommé sur recommandation expresse d’un concile de têtes galonnées, la transfiguration de Prayuth dictateur en Prayuth homme politique démocratiquement élu, aurait du plomb dans l’aile.

4.2/5 (14 Reviews)

1 commentaire

Laisser un commentaire