Une étude scientifique menée par des chercheurs de l’Université de Harvard a démontré que les gens optimistes vivent plus longtemps et sont moins susceptibles de contracter des maladies graves.

Si vous avez l’intention de lire cet article jusqu’au bout (ne vous inquiétez pas, 80% des lecteurs s’arrêtent à la moitié) vous risquez donc de réduire sensiblement votre espérance de vie.

Ça pourrait être pire

Le pire est déjà arrivé me direz vous : ce que les plus pessimistes craignaient par-dessus tout s’est bel et bien produit cette année. Les Britanniques ont décidé de sortir de l’Union européenne.

Les Américains ont élu Donald Trump. Les Italiens ont ouvert un nouvel épisode d’instabilité politique en désavouant Matteo Renzi.

Normalement les marchés financiers et boursiers auraient déjà enregistré une sérieuse dégringolade.

Mais non, c’est tout le contraire : aujourd’hui, ils atteignent étrangement des sommets. Wall Street bat record sur record et les places européennes, y compris Paris, sont au plus haut de l’année. Et les bourses mondiales semblent bien parties pour connaître leur traditionnel « rally » de fin d’année.

Mais alors quels sont les vrais ressorts de la hausse ? N’est-on pas en train de revivre une ère d’exubérance irrationnelle comme disait le gouverneur de la FED en 2008 ? Les indices américains sont déjà très chers par rapport à leurs repères historiques, et fâcheuse coïncidence très proches du niveau atteint en 2008 juste avant la crise de subprimes.

Elections piège à c… ?

Une autre valeur est aussi sur le chemin de la dévaluation : la démocratie…..

En Thaïlande la population a plutôt bien accepté un régime militaire qui a rétabli l’ordre au prix d’une moindre liberté.

Lassés de la démagogie populiste et brouillonne des gouvernements précédents, les Thaïlandais n’ont pas l’air trop pressés de voir les militaires rendre le pouvoir aux partis traditionnels.

La démocratisation, vue autrefois comme une vague irréversible qui progresse partout dans le monde, est en fait partout en recul.

La Turquie, un pays où l’islam et la démocratie coexistent, a été frappée par une tentative de coup d’Etat, à la suite de laquelle le président Erdogan a déclaré l’état d’urgence et effectué des purges gigantesques  dans l’armée et la fonction publique.

En Thaïlande, un référendum national a adopté à une large majorité une constitution rédigée par l’armée qui permet aux sénateurs nommés par la junte de prendre part au choix du Premier ministre.

La victoire de la post-vérité

Aux Etats-Unis on s’est rendu compte, un peu tard, que l’élection de Donald Trump doit beaucoup à une armée de blogueur chargée de répandre des fausses nouvelles sur internet et des les partager sur Facebook.

Donald Trump a excellé dans ce qu’on appelle désormais la “post-vérité”. Pour attirer l’attention, surtout des médias et donc des électeurs, Donald Trump n’a pas hésité à “balancer” des mensonges ou des promesses irréalistes auxquels tout le monde, y compris les journalistes, s’est senti obligé de réagir.

Jamais contents

les Français champions du mode du pessimisme.

Les opinions négatives sur les démocraties libérales dans le monde occidental ont permis ce glissement vers des démocraties plus “musclées” comme en Thaïlande, aux Philippines, en Russie et peut être bientôt aux Etats-Unis.

Ces dernières années l’image de la démocratie a souffert de l’incapacité des régimes démocratiques à résoudre les problèmes sociaux et économiques engendrés par la mondialisation.

Les démocraties libérales se montrent tout aussi incapables de retrouver le chemin de la prospérité, que de tenir compte de la peur croissante provoquée par l’afflux d’immigrants qui inquiète leurs électeurs.

En 2017 c’est-à-dire l’année prochaine élections doivent se tenir en France et en Thaïlande les enjeux sont important pour les deux pays, mais sont-ils vraiment maîtrisés par les électeurs ?

Soyons réalistes, exigeons l’impossible

Après avoir donné Juppé gagnant les Français ont plébiscité un nouveau candidat dont le programme est pourtant assez en rupture avec l’étatisme et la fiscalisation à outrance de ses prédécesseurs.

Voici quelques semaines, ils ont choisi François Fillon comme champion de la droite pour la présidentielle de 2017.

Or ne voilà-t-il pas qu’ils démontent point par point son programme dans le dernier sondage réalisé par Elabe pour les Echos, Radio Classique et l’Institut Montaigne.

La baisse des dépenses en matière de santé? Pas acceptable pour 90 % d’entre eux. La baisse des dépenses de sécurité? Non à 86 %. L’éducation? La Justice? Hors de question à 86 % et 82%.

Quelle que soit l’appartenance politique, le front du refus est unanime.

Une autre proposition choc de François Fillon, diminuer de 500.000 le nombre des fonctionnaires, n’emporte pas non plus l’adhésion d’une majorité de Français.

Ils sont 58% à estimer que “cet objectif n’est pas souhaitable”. Et chez les 18-24 ans, cette proportion monte même à 71%….

Alors comme disait le “Che” : “Soyons réalistes, exigeons l’impossible”….