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Sondage : 45% des Français approuvent l’exil fiscal

Moins bête qu’il n y parait le con-tribuable, le cochon de payant n’est plus corvéable, à merci et à défaut de pouvoir consenter volontairement à l’impôt de son propre chef, il sympathise avec les immondes (j’ose à peine écrire Français) raclures de bidet qui “s’installent à l’étranger pour payer moins d’impôts”.

L’exil fiscal n’est plus un tabou : c’est le résultat pour le moins surprenant d’un sondage publié par Le Monde et BFMTV. Le matraquage fiscal a atteint un tel niveau d’absurdité en France, qu’il a réussi à rendre sympathique ceux qui tentent d’y échapper.

Moins bête qu’il n y parait le con-tribuable, le cochon de payant n’est plus corvéable à merci, et à défaut de pouvoir consenter volontairement à l’impôt de son propre chef, il sympathise avec les immondes (j’ose à peine écrire Français) raclures de bidet qui “s’installent à l’étranger pour payer moins d’impôts”.

exilfiscal

Les Français et l’impôt, c’est le thème de l’enquête réalisée par Ipsos/CGI pour Le Monde, BFMTV et la Fondation internationale de finances publiques. Le principe de l’impôt, afin de maintenir un service public de qualité et un haut niveau de protection sociale, précision utile donnée par l’article du Monde, est admis par une majorité de Français (57 %) mais cette adhésion est fortement écornée.

L’impôt citoyen ? Les Français ne sont plus convaincus

Les Français sont lucides : ils ont compris que l’impôt actuellement n’a pas d’autre justification que de permettre aux fonctionnaires de banqueter le plus longtemps possible sur les ruines de ce qu’était la France, avant que l’on ne décide que l’initiative privée, la recherche et l’esprit d’entreprise sont un luxe inutile.

A la question

Certains Français décident de s’installer à l’étranger afin de payer moins d’impôts. Personnellement, approuvez-vous cette décision ?

20% ont répondu “tout à fait” et 25% “oui plutôt” et seulement 28% “pas du tout”.

La France : 30 ans d’immobilisme fonctionnarisé à creuser les déficits

Une claque de plus pour le poujadisme socialiste national qui pensait avoir trouvé un bouc émissaire original (les expatriés, ces Français de seconde zone a qui on applique des taux d’imposition et de plus-value différents, au mépris du principe de l’égalité devant l’impôt) pour faire oublier ses 30 ans d’échecs, d’immobilisme fonctionnarisé et employé à vie à creuser le déficit.

France Boat People diplomés
45% des Français approuvent l’exil fiscal : quels sont les pays prêts à accueillir les 25 millions de Français qui en ont marre de se faire tondre depuis 30 ans ?

Le prochain sondage devrait logiquement être : quels sont les pays prêts à accueillir les 25 millions de Français qui en ont marre de se faire tondre depuis 30 ans par une oligarchie fonctionnarisée, de gauche, de droite et d’extrême centre con-fondus ?

Seule une grosse moitié (57 %) des personnes interrogées considère l’acquittement de l’impôt comme un acte citoyen participant de l’effort collectif au service de l’intérêt général. Mais qui peut encore croire cette fable qui décrit la fonction publique comme au service de “l’intérêt général”, alors que depuis trente ans elle ne fait que défendre ses propres intérêts en s’asseyant sur ceux de millions de Français réduits à l’assistanat.

Pendant les trente dernières années la France a été ravagée par une crise qui a mis des millions de Français sur les carreau, créant un chômage massif et pour beaucoup permanent. Des pans entier de l’industrie française ont été démantelés sous la pression de la concurrence étrangère et du manque de compétitivité de la France.

Mais comment être compétitif quand on doit se battre avec un âne mort sur le dos en permanence ? Pendant toute cette période, un seul secteur n’a strictement rien changé en France : la fonction publique. Elle continue d’accaparer bon an, mal an, environ 50% de la richesse nationale en prélèvements obligatoires (impôts plus cotisations sociales) en contrepartie d’un service qui se dégrade un peu plus chaque année, non pas faute de moyens, mais parce qu’il est incapable de se réformer et de faire les changements nécessaires à son adaptation à une économie moderne.