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Preah Vihear: la France et l’Unesco à la rescousse

La directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, a renouvelé mardi son appel au calme et à la modération autour du temple de Preah Vihear, et propose d’envoyer une mission sur le site dès que possible. La France propose aussi de fournir des cartes réalisées au début du 20e siècle pour contribuer à la résolution du conflit.

La directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, a renouvelé mardi son appel au calme et à la modération autour du temple de Preah Vihear, et propose d’envoyer une mission sur le site dès que possible. La France propose aussi de fournir des cartes réalisées au début du 20e siècle pour contribuer à la résolution du conflit.

La directrice générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), Irina Bokova, a renouvelé mardi son appel au calme et à la modération autour du temple de Preah Vihear, inscrit en 2008 sur la Liste du patrimoine mondial.

“J’ai l’intention d’envoyer une mission sur le site dès que possible afin d’évaluer l’état du temple”, a déclaré Irina Bokova.

“Les sites du patrimoine mondial appartiennent au patrimoine de l’humanité toute entière et la communauté internationale a une responsabilité particulière afin d’assurer leur préservation. Cela requiert un effort collectif qui doit être consenti dans un esprit de consultation et de dialogue. Le patrimoine devrait permettre d’unir et servir d’instrument de dialogue et de compréhension mutuelle, pas de conflit”.

La France est prête à fournir des cartes réalisées au début du 20e siècle

La France est prête à fournir des cartes réalisées au début du 20e siècle pour contribuer à la résolution du conflit entre la Thaïlande et le Cambodge autour du temple de Preah Vihear, a indiqué mercredi le ministère français des Affaires étrangères.

La France a exercé un protectorat sur le Cambodge de 1863 à 1953. Lors de la préparation d’un traité -le traité de 1907, qui restitue deux provinces du Siam au Cambodge – une commission de délimitation avait travaillé entre 1904 et 1908 à établir plusieurs cartes de la région. Des cartes que la France est prête à fournir pour contribuer à la résolution du conflit entre la Thaïlande et le Cambodge.

« Ces archives sont accessibles et ont déjà été consultées au cours des dernières années. Nous apporterons bien entendu toute l’aide nécessaire à tout pays qui nous demanderait de consulter ou prendre copie de ces documents »,

a déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valéro.

Les conflits territoriaux ont été nombreux entre le royaume du Siam et la France, et en 1940 la Thaïlande appuyée par le Japon considère que le déclenchement de la guerre en Europe crée des conditions favorables pour  récupérer certaines provinces du Cambodge perdues entre 1900 et 1907 au profit de la France. La portion de territoire où se déroule les accrochages d’aujourd’hui en fait partie.

Par Redaction Bangkok

La rédaction de thailande-fr est installée à Bangkok depuis 2007, avec un rédacteur en chef, des pigistes, et des stagiaires d'écoles de journalisme et de communication.

  • On va observer , si la proposition française , est-elle acceptée par La Thailande .Mais ça m’étonnera un peu de l’honnêteté de la part des dirigeants thailandais.
    Dans ce texte , 2 provinces cambodgiens étaient annexés par La Thailande , c’est vrai .
    Surin par exemple , la population parle khmer .La tradition khmère est toujours gardée par les anciens : mariages , musiques , chants , danses , modes de vie…
    Je n’ai jamais entendu , les dirigeants cambodgiens réclamer cette territoire perdue en 1900.

  • C’est “finement joué” que d’avoir instrumentalisé ces ruines dans le conflit frontalier !
    Espérons que jamais un “Hun Sen” ne viendra au pouvoir en Italie, il y a tellement de ruines romaines en France …
    Et à propos de la France, pourquoi ne pas envoyer une cannonière remonter le Chao Phraya pour délivrer les cartes à Bangkok ?
    Pour les géographes, ces cartes sont une source inépuisables sur la façon de tracer une “ligne de partage des eaux” …
    Pour les géopoliticiens, elles sont un bon exemple de “bombe non-désamorcée” laissée sur place après le départ d’un colonisateur méprisant aussi bien que maladroit !