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La Thaïlande, plaque tournante de trafics humains

La Thaïlande serait impliquée dans le trafic clandestin de Rohingyas, une ethnie musulmane installée en Birmanie depuis plusieurs décennies, selon un rapport rendu public par une Commission du Congrès américain.

La Thaïlande  serait impliquée dans le trafic clandestin de Rohingyas, une ethnie musulmane installée en Birmanie depuis plusieurs décennies, selon un rapport rendu public par une Commission du Congrès américain.

Les Rohingyas, privé de leur nationalité par le gouvernement birman, et victimes d’agresssions répétées par des extrémistes bouddhistes en 2013, essaient à tout prix de fuir vers des pays voisins comme la Thaïlande.

Mais la Thaïlande n’est pas non plus disposée à les accueillir et ne leur facilite pas la tâche. En février dernier, le gouvernement thaïlandais avait d’ailleurs annoncé le renvoi de 1300 réfugiés Rohingyas.

Et pourtant, le pays semble tirer profit de cette situation. En effet, certains réfugiés Rohingyas seraient détenus clandestinement par des bandes qui ont transformé le sud de la Thaïlande en une « autoroute de trafic d’êtres humains ».

Le problème a été souligné par le gouvernement américain qui prépare actuellement un rapport sur le trafic de personnes.

Une audience a été menée mardi à Washington DC sur le même thème en particulier dans les pays comme la Chine, la Russie, la Birmanie, la Malaisie et la Thaïlande. Le gouvernement thaïlandais serait par ailleurs responsable de ce qu’il se passe dans le sud du pays.

Wakar Uddin, président de l’Arakan Rohingya Union et professeur à l’Université de Pennsylvanie, a par ailleurs ajouté que

“Les rapports qui ont été faits indiquent que le gouvernement thaïlandais collabore avec les trafiquants en transférant les Rohingyas détenus en Thaïlande dans des camps officiels vers des réseaux illégaux de traites humaines”.

Toujours selon lui, des femmes et des enfants Rohingyas seraient revendus sur le marché du sexe dans le sud de la Thaïlande.

En 2013, ce sont environ 40 000 Rohingyas qui seraient passés par ces camps illégaux.

Environmental Justice Foundation, une ONG britannique, accuse également le gouvernement thaïlandais de fermer les yeux sur le calvaire de ces migrants birmans, forcés de fuir les persécutions d’activistes bouddhistes. En effet, ces immigrés clandestins sont traités comme des esclaves par leurs employeurs.

De nombreux passeurs piègent ainsi ces illégaux sans droits, les forçant à travailler gratuitement afin de rembourser leur passage en Thaïlande. Les plus chanceux sont libres de travailler clandestinement dans des bars, des bordels ou des exploitations agricoles, pour des salaires très faibles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Par Pauline Bouveau

Étudiante en Master 1
Nouvelles Pratiques Journalistiques
Université Lumière Lyon 2

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