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Damien Alamos, la force tranquille

A tout juste 23 ans, Damien a déjà plusieurs gros titres à son actif. Double champion du monde de Muay Thaï en 2009, il décroche la ceinture du célèbre stade de Lumphini en 2012.

A tout juste 23 ans, Damien a déjà plusieurs gros titres à son actif. Double champion du monde de Muay Thaï en 2009, il décroche la ceinture du célèbre stade de Lumphini en 2012. Installé depuis maintenant quatre ans en Thaïlande, il jongle entre sa carrière de sportif professionnel et sa vie de famille qu’il s’est construite ici.

C’est avec son oncle que Damien découvre la boxe thaï en France à l’âge de 8 ans. Trop jeune pour être dans la course et faire des combats, il choisit de pratiquer un peu la boxe française.

“Les règles sont un peu similaires, à quelques détails près. En boxe thaï il y a les coups de pieds, les coups de tibias, de genoux et de coudes. En France il n’y a que les coups de pieds”, explique Damien.

Damien Alamos
Damien Alamos, un des rares Français à s’être fait un nom en boxe thaï, sur la scène thaïlandaise.

C’est à l’âge de 14 ans qu’il foule le sol thaïlandais pour la première fois. Il s’imprègne de la culture du pays et de son style de vie et choisit de s’y installer quelques années après, à l’âge de 19 ans.

“Je préfère la pratique de la boxe thaï ici. En France c’est un peu européanisé. Ils la pratiquent mais avec les règles françaises. Il y a beaucoup de français qui viennent s’entraîner ici. Pour le loisir ou pour des stages intensifs”, souligne le jeune champion.

Damien vit seul dans le sud de la Thaïlande. Installé dans le quartier de Kathu à Phuket, il élève avec sa petite amie sa fillette d’un mois et demi. Il se sent ici chez lui.

“Au niveau de l’adaptation ça s’est plutôt bien passé, j’ai bien été intégré au camp. Ici c’est un peu comme une grande famille : pas de rivalité ni d’agressivité. On est tous ensemble et on s’entraide les uns les autres”, explique Damien.

Côté financier, lorsqu’il remporte un combat il touche une prime de victoire. “Ce n’est pas aussi bien payé qu’en Europe mais ce n’est pas important pour moi. Et puis au vu du coût de vie moyen en Thaïlande, je n’ai pas forcément à me plaindre”, explique le sportif.

Damien s’est déjà entraîné à Bangkok mais il a choisi de s’installer à Phuket car le cadre est plus agréable que celui de la capitale, plus tranquille. En hauteur dans la montagne, le camp d’entraînement de Singpatong offre à ses visiteurs le calme et la sérénité. Dans la salle, l’entraîneur est très présent. Particulièrement fier de sa recrue, Pee Num ne se repose pas pour autant sur ses lauriers.

Pour lui, dans ce domaine il n’y a pas de secret : il n’y a que le travail qui paie.

“Damien est avec moi depuis déjà 4 ans et il s’est nettement amélioré. Je suis fier de lui et de son parcours. Cela n’a pas été facile de décrocher la ceinture de Lumphini l’an dernier et il l’a fait. Mais le travail continue. Il va falloir s’accrocher pour être encore meilleur”

confie l’entraîneur thaïlandais. Des conseils que Damien ne tardera pas à mettre en pratique puisqu’il défend ce soir à Bangkok, son titre de champion de Lumphini.

Par Virginie Sainsily

Journaliste stagiaire

  • Respect pour Damien et sa volonté de fer. Il faut être humble et avoir le sens du sacrifice pour en arriver là. Continu comme ça et inscrit ton nom à jamais dans la culture Muay Thaï. Encore tous mes encouragements pour tes prochains combats. Brice

  • Bonjour DAmien

    Toutes mes felicitations pour tes performances, c est vraiment super,tu peux etre fier,mais je pense que tu l es comme tous les grands champions.

    Je te souhaite encore plein de bonheur sportif et aussi pres de ton bebe

    Gerard

  • Susperregui, un champion du monde à Bayonne, vive le sud ouest et ses champions 😉

    Cet article me fait connaitre Damien Alamos….Pourtan,t j ai habite 6 ans sur phuket.