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Les trois explosions de Bangkok vues par les médias thaïlandais

Mardi 14 Février, aux environs de 14h20, une explosion se fait entendre au n۫۫66 du soi Pridi Bhanomyong 31, sur Sukhumvit 71. Trois hommes iraniens ainsi qu’une femme y louaient une maison depuis plusieurs semaines. D’après le Bangkok Post, il semble que la première explosion ait été un accident. « Cette dernière aura détruit une grande partie du toit de la maison en location».

D’après les médias locaux (le ThaiPBS et le Bangkok Post), deux des suspects ont quitté la maison peu de temps après la première explosion. 5 à 10 minutes plus tard, un autre homme, blessé, quitte la maison avec deux boites dans les mains et un sac à dos sur les épaules.

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photo des trois Iraniens prise par des cameras de sécurité

Il cherche alors à interpeller un taxi. Ce dernier refusant de s’arrêter, l’homme jette un explosif, une grenade, sur l’avant du véhicule. Ce témoignage du Bangkok Post vient directement du chauffeur de taxi.

Le suspect aurait ensuite repris sa route jusqu’à Sukhumvit 71, mais fut rapidement rattrapé par les autorités.

Les armes des forces de police pointées sur lui, l’homme les aurait regardé un instant avant de lancer la deuxième grenade. D’après les medias thaïlandais, cette dernière aurait rebondi sur un arbre avant de revenir sur lui. Au moins quatre personnes, dont le suspect, ont été blessé.

Qui sont-ils?

Le premier suspect à avoir quitté la maison, toujours recherché, reste à ce stade inconnu des autorités et des médias. Le deuxième homme, d’origine iranienne et âgé de 42 ans, s’appelle Mohammad Hazai.

« L’information vient de son passeport, et ce dernier pourrait être un faux » a précisé The Nation.

Le suspect a été arrêté à l’aéroport de Suvarnabhumi alors qu’il embarquait sur un vol à destination de Kuala Lumpur.

The Nation a identifié le troisième suspect, à l’origine des deux explosions de Sukuhmvit, comme un homme d’origine iranienne nommé Saeid Moradi. Reuters rapporte d’après les informations de son passeport que l’homme serait entré dans le pays par Phuket et arrivé à Bangkok le 8 Février dernier.

L’hôpital de Chulalongkorn a confirmé à The Nation que l’homme avait perdu son œil droit et avait du être amputé de sa jambe gauche. « Il souffre de blessures sévères mais devrait survivre ».

Il pourrait y avoir un quatrième suspect, une femme dont l’identité n’a pas encore été déterminé. « Da Klongdan, 34 ans, qui vit en face de la maison dans laquelle la première explosion a eut lieu aux environs de 14hr, confirme que quatre étrangers – Trois hommes et une femme- faisait des allers-retours réguliers entre la maison et l’extérieur » (Bangkok Post).

« La femme, thaïlandaise, était la compagne d’un des suspects. Elle a quitté le pays et ne serait pas considéré comme complice » a précisé hier le quotidien anglophone.

Bloomberg confirme cependant qu’il y aurait bel et bien une quatrième suspecte, une femme de nationalité iranienne qui aurait aidé les trois hommes. Elle est désormais activement recherchée.

L’origine de l’acte fait débat

Les incidents de mardi ont eu lieu le jour suivant les deux attaques d’ambassadeurs israéliens en Inde et Géorgie. Israël accuse l’Iran et le Hezbollah d’être a l’origine de ces attentats, affirme Reuters.

Il semblerait que les bombes utilisées à  New Delhi et celles trouvées dans la maison des iraniens à Bangkok étaient chaque fois des bombes magnétiques artisanales, et que, supposant que les bombes de mardi aient explosé prématurément, les attaques elles aurait été similaires.

C’est ce qu’a confirmé un membre des services thaïlandais, à titre anonyme, à l’AFP.

 « Ces trois iraniens avaient comme cibles des diplomates israéliens, dont l’ambassadeur (…) Leur plan était d’attacher les bombes aux véhicules des diplomates. »

Pour l’instant, le gouvernement thaïlandais reste discret. Yingluck Shinawatra, la premier ministre, a appelé au calme, et Wichean Potehosree, le chef du conseil de securité thaïlandais, a annoncé à l’AFP que l’incident avait été causé par les tensions internationales actuelles au sein des politiques mondiales.