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Thaksin Shinawatra reprend les rênes du gouvernement thaïlandais

Le premier ministre thaïlandais sortant, Thaksin Shinawatra, a repris la conduite des affaires du pays, mardi 23 mai, en présidant la réunion hebdomadaire d’un gouvernement dont la légitimité constitutionnelle est controversée.

Le premier ministre thaïlandais sortant, Thaksin Shinawatra, a repris la conduite des affaires du pays, mardi 23 mai, en présidant la réunion hebdomadaire d’un gouvernement dont la légitimité constitutionnelle est controversée.

M.Thaksin a déclaré être « retourné complètement au travail » après les « vacances » qu’il s’était imposées au lendemain du scrutin législatif du 2 avril, depuis lors invalidé par les hautes instances de la justice pour irrégularités multiples, après une intervention du roi Bhumibol Adulyadej. Il a précisé qu’il entendait bien désormais diriger à nouveau les conseils des ministres hebdomadaires et a fait révoquer la résolution par laquelle il avait fait nommer, le 5 avril, son adjoint Chidchai Vanasathidia – une connaissance de leurs années d’études à l’Académie de police – à un poste mal défini juridiquement de « premier ministre par intérim ».

La plus grande confusion règne en Thaïlande devant une situation que n’avaient pas prévue les textes constitutionnels. Le Parlement n’ayant pu être réuni, le gouvernement sortant ne bénéficie pas d’un mandat valide pour diriger le pays. La Commission électorale, acquise à M. Thaksin, largement discréditée mais qui n’a pas cédé aux appels à la démission, a proposé de rejouer les élections législatives en octobre, une fois pasées les cérémonies qui doivent marquer, à partir de juin, le soixantième anniversaire du règne de Bhumipol Adulyadej. La justice n’a pas confirmé cette date.

CRISE SÉCURITAIRE

M. Thaksin, bientôt 57 ans, riche homme d’affaires, au pouvoir depuis 2001 sur un programme populiste et libéral qui a bousculé les habitudes politiques d’un royaume essentiellement bouddhiste, avait été reçu vendredi par le roi, sans doute pour faire part au monarque de ses intentions. Il semble vouloir faire profit d’un nouvel épisode violent de la crise sécuritaire qui affecte le sud musulman du pays pour démontrer qu’on ne peut se passer d’un chef du gouvernement jusqu’à l’automne. Dans cette région à population en majorité malaise, deux enseignantes bouddhistes ont été prises en otagesvendredi par des insurgés dans la province de Narathiwat et battues au point de devoir être hospitalisées après que l’armée eut mis plusieurs heures à les libérer. L’une est dans le coma. Des écoles ont fermé.

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Francis Deron – Le Monde

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Olivier Languepin

Par Olivier Languepin

Journaliste basé à Bangkok depuis 2006. Rédacteur en chef de thailande-fr.com.

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