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La Thaïlande aurait utilisé des bombes à fragmentation contre le Cambodge

Un groupe qui fait campagne contre l’utilisation de munitions à fragmentation affirme que la Thaïlande a utilisé des armes illégales contre le Cambodge au cours d’affrontements près des frontières en février de cette année.

Un groupe qui fait campagne contre l’utilisation de munitions à fragmentation affirme que la Thaïlande a utilisé des armes illégales contre le Cambodge au cours d’affrontements près des frontières en février de cette année.
Le Cluster Munition Coalition, CMC, affirme qu’il a mené deux inspections de zones dans le nord du Cambodge, qui ont été bombardés par la Thaïlande pendant plusieurs jours de combats en février, et a conclu que la Thaïlande a utilisé des bombes à sous munitions

L’ambassadeur de Thailande à l’ONU a affirmé de son coté que son pays a agi en légitime défense et en conformité avec les codes militaires.

Après des décennies de conflits, les mines anti personnelles et résidus de bombes font encore des victimes au Cambodge

Les sous-munitions sont de petites bombes qui sont généralement emballées par paquet de 50 à 60 dans un obus d’artillerie. Lors de l’impact les sous-munitions se dispersent et sont destinées à exploser. Mais elles ont un taux d’échec élevé, ce qui signifie que beaucoup restent armés et mortelle, et finissent par tuer des civils, parfois dix ans plus tard.

Toujours selon le CMC,  c’est la première utilisation des ces armes depuis que la Convention mondiale sur les munitions à fragmentation a pris effet en 2010. Le traité, signé par 108 pays et ratifié par environ la moitié d’entre eux, entérine l’interdiction faites aux pays de produire, stocker et d’utiliser les sous-munitions. La Thaïlande n’a pas été l’un des signataires, tandis que le Cambodge l’a signé mais pas encore ratifiée.

Voie le site du CMC: http://www.stopclustermunitions.org/

La Coalition contre les armes à sous-munitions (CMC) est une coalition internationale œuvrant à protéger les civils des effets des bombes à sous-munitions (BASM) en encourageant l’adhésion universelle au traité d’interdiction des BASM, ainsi qu’à sa pleine mise en œuvre.

La CMC regroupe environ 350 organisations de la société civile émanant de plus de 90 pays, dont des organisations actives dans le domaine du désarmement, la paix et la sécurité, les droits de l’Homme, l’assistance aux victimes, le déminage, le droit des femmes, les questions relatives aux croyances ainsi que d’autres domaines.

La CMC appuie les efforts des ONG dans le monde entier afin d’éduquer les gouvernements, le public ainsi que les médias sur la problématique des BASM, ainsi que sur sa solution, à savoir le traité international qui interdit cette arme.

Le 3 et 4 décembre 2008, 94 gouvernements ont signé le traité d’interdiction des BASM lors de la conférence d’Oslo. Le traité interdit l’utilisation, la production, le stockage ainsi que le transfert des BASM et oblige les pays signataires à dépolluer les zones contaminées, à venir en aide aux victimes et enfin, à détruire leurs stocks.

Entrée en vigueur

Le 1er août 2010, la Convention sur les armes à sous-munitions est entrée en vigueur et est devenue une loi contraignante internationale dans les pays du monde entier. 30 pays ont ratifié la Convention le 16 février 2010, 15 mois seulement après son ouverture à la signature, déclenchant ainsi  son entrée en vigueur six mois plus tard. Maintenant que la Convention est en vigueur, l’ensemble de ses dispositions sont pleinement et juridiquement contraignantes pour tous les États parties et le compte à rebours a commencé pour ces États qui doivent s’acquitter de leurs obligations de déclarer et de détruire les stocks de munitions en moins de huit ans ainsi qu’identifier et dépolluer les zones contaminées en moins de 10 ans.

La prochaine étape importante sera la première Assemblée des États parties qui aura lieu en Novembre 2010 au Laos – pays le plus touché par les bombes à sous-munitions. La CMC exhorte tous les gouvernements à ratifier ou à adhérer à la Convention et à commencer à mettre en oeuvre ses dispositions avant la première Assemblée des États parties.

Redaction Bangkok

Par Redaction Bangkok

La rédaction de thailande-fr est installée à Bangkok depuis 2007, avec un rédacteur en chef, des pigistes, et des stagiaires d'écoles de journalisme et de communication.

2 réponses sur « La Thaïlande aurait utilisé des bombes à fragmentation contre le Cambodge »

Je ne sais pas si mon précédent commentaire est passé. Une bombe à fragmentation n’est nullement une arme à sous-munitions. Cette erreur incompréhensible pour qui connait le sens des mots est trop fréquente dans les médias.

C’est une honte pour les thaïlandais d’utiliser ce genre d’armement, puisque c’est une arme roudoutableusement dangeureuse pour les civils car ces sous-munitions si elles n’explosent pas, peuvent rester des années sous terre, et tout comme pour les mines anti-personnelles, elles provoquent des dégâts avec les paysans et les enfants. Ce qui est normalement interdit, même si la Thaïlande n’a pas encore signé, elle doit avoir un minimum de morale et de dignité.
Sa puissance militaire ne lui donne pas raison de faie ce qu’elle veut avec les petits pays, ni même, de déclencher/provoquer les militaires cambodgiens quand cela lui enchante.

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