Les habitants du nord de la Thaïlande ont beau être habitués à la pollution provoquée par les feux de forêts agricoles (culture sur brûlis), ils n’avaient encore jamais subi un tel niveau de pollution.

Les ciels du nord de la Thaïlande sont opaques depuis plus d’un mois, obscurcis par une épaisse brume étouffante et hautement toxique.

C’est la crise de smog la plus grave jamais enregistrée dans cette région – mais les citoyens peuvent clairement constater que le gouvernement provincial, et le gouvernement central, sont incapables de protéger leur santé et leur bien-être.

The Nation

Le niveau de particules dangereuses de PM2,5 en suspension dans l’air a plusieurs fois dépassé les 500 microgrammes par mètre cube à certains endroits, atteignant même 700 µg dans un cas.

La limite de sécurité reconnue en Thaïlande est de 50 µg, bien au-dessus de la norme des Nations Unies de 25 micro grammes.

La situation est d’autant plus préoccupante que la région est aussi frappée par une pénurie de masques de protection destinés à filtrer les particules PM2.5.

La désignation des gouverneurs de région contestée

Faisant écho à la demande d’une pétition citoyenne, le Centre de recherche et de développement juridiques de la Faculté de droit de l’Université de Chiang Mai a publié samedi une déclaration dans laquelle il exhortait le gouverneur de la région à démissionner de son poste.

«L’échec des autorités provinciales à lutter contre le smog met en évidence le problème structurel qui oblige les autorités locales nommées par Bangkok à se préoccuper davantage des intérêts du gouvernement central que de la population locale», lit-on dans le communiqué.

Il a également appelé à la réforme de l’ensemble du système administratif local afin que le prochain gouverneur puisse être élu au suffrage universel.

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