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Les prisons thaïlandaises surpeuplées par les inondations

En temps normal les prisons thaïlandaises ont déjà une réputation mondiale bien établie d’enfer carcéral insalubre et surpeuplé. Les statistiques des prisons thaïlandaises sont effrayantes: en 2011, 224.292 personnes sont incarcérés en Thaïlande soit 331 personnes pour 100 000, plaçant la Thaïlande à la 25e place dans le classement mondial des taux de population carcérale, et à la deuxième place de l’ASEAN après l’ultra répressive Singapour.

En temps normal les prisons thaïlandaises ont déjà une réputation mondiale bien établie d’enfer carcéral insalubre et surpeuplé. Les statistiques des prisons thaïlandaises sont effrayantes: en 2011, 224.292 personnes sont incarcérés en Thaïlande soit 331 personnes pour 100 000, plaçant la Thaïlande à la 25e place dans le classement mondial des taux de population carcérale, et à la deuxième place de l’ASEAN après l’ultra répressive Singapour.

Le paramètre clé des prisons thaïlandaises, et qui est la source de la plupart des problèmes, est sans conteste la surpopulation carcérale. Les immenses dortoirs collectifs renforcent les problèmes d’hygiène, de santé, et le manque d’intimité, tout comme cela augmente le risque de violences entre prisonniers et l’impossibilité d’établir un suivi individualisé.

La population de la prison centrale de Ratchabouri est passée de 300 détenus à 1 540

Avec les inondations, les autorités ont été obligées d’évacuer certaines prisons et de transférer les détenus dans d’autres centres épargnés par les crues, aggravant ainsi encore la surpopulation comme le montre ce témoignage du CICR en Thaïlande.

Prison de Ratchabouri, Thaïlande
Prison de Ratchabouri, Thaïlande. La prison a dû accueillir les détenus évacués des autres prisons touchées par les inondations. En moins de deux semaines, le nombre de détenus est passé de 300 à 1540. © CICR / S. Bouaziz

En moins de deux semaines, la population de la prison centrale de Ratchabouri est passée de 300 détenus à 1 540. Comme les prisonniers dormaient dans les couloirs et les jardins, le CICR a fourni des couvertures et d’autres articles de première nécessité pour rendre leurs conditions de détention un peu plus supportables.

La prison centrale de Ratchabouri, à l’ouest de Bangkok, est le lieu d’un projet pilote visant les femmes détenues et leurs bébés. À première vue, les lieux ressemblent à peine à une prison : après avoir passé les murs de haute sécurité, la petite pouponnière avec ses poupées et ses animaux de toutes les couleurs donne immédiatement une ambiance chaleureuse, où l’on se sent bien.

Il y a quelques jours, la pouponnière ne comptait qu’un seul hôte : la petite Lawan, de quatre mois. En thaï, son nom signifie belle, et il lui va à merveille ! Mais depuis la semaine dernière, Lawan a de nouveaux petits copains.

« Les installations sont faites pour accueillir 300 détenus. Au cours des deux dernières semaines, nous n’avons pas arrêté de recevoir des détenus évacués des prisons inondées de Bangkok et des alentours. Nous comptons aujourd’hui 1 540 prisonniers ! »,

explique Surachai Phumkaew, responsable de la prison centrale de Ratchabouri.

lire la suite du témoignage sur le site du CICR

Redaction Bangkok

Par Redaction Bangkok

La rédaction de thailande-fr est installée à Bangkok depuis 2007, avec un rédacteur en chef, des pigistes, et des stagiaires d'écoles de journalisme et de communication.

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