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Plus de 150 personnes issues de minorité ethnique Moken se sont sédentarisés sur l’île de Koh Lao, au sud-ouest de la Thaïlande, à côté des îles de Koh Pha et Koh Chang.

Afin de préserver ce peuple initialement nomade, le gouvernement a mis en place des réserves.

Cependant, la vie dans ces réserves les contraint à se sédentariser ; ce qui va à l’encontre de leur mode de vie car selon eux : « tout se passe en mer. Nous ne sommes liés à aucune terre. Où que nous allions, nous y allons en bateau »

Ils ont leur langue et leurs coutumes. Apatrides, ils font partie des minorités ethniques en Thaïlande qui n’ont pas de nationalité, et sont rejetés par les Thaïlandais.

Sur l’île, il n’y a pas de travail. Ils vivent essentiellement de la pêche, grâce à laquelle, ils se nourrissent, et du ramassage de coquillages.

« L’île de Koh Lao est très sale, jonchée de détritus, et le village est très pauvre. C’est une île privée que le propriétaire met à disposition aux Mokens. Une femme vivant dans le village, qui possède l’unique épicerie, tient le monopole sur la communauté. Elle souhaite garder la main mise sur la population et freine parfois les initiatives qui pourraient être favorables aux Mokens. »

Leur mode de vie constitue une gêne pour le tourisme local, et ils sont sujets à des persécutions et à toutes sortes d’interdictions

Armelle et Loïc, responsables Enfant du Mékong en Thaïlande, sont allés sur place, à Koh Lao. Armelle raconte.

Pour les Mokens, l’éducation n’est pas une priorité et l’école n’est pas obligatoire.

Les établissements publics, sur le continent, n’ont pas de respect pour les enfants Mokens. L’éducation, si elle constitue un défi immense, a pourtant le pouvoir de transformer leurs vies.

Pour en savoir plus sur ce sujet et sur la façon dont Enfants du Mékong aide les enfants Mokens, lire la suite de l’article ici