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La Thaïlande et l’ASEAN: nouveaux défis

Dans le contexte de la mondialisation, de nombreux pays tentent de se regrouper pour accroître leur pouvoir de négociation et leur compétitivité dans l’arène internationale. Dix membres de l’ASEAN ont décidé de former une seule communauté économique d’ici 2015 pour bénéficier d’une plus grande stabilité régionale. Cette nouvelle étape va certainement apporter de nombreux changements pour la Thaïlande, l’un des principaux pays membres de l’ASEAN, qui doit commencer à se préparer dès maintenant.

Dans le contexte de la mondialisation, de nombreux pays tentent de se regrouper pour accroître leur pouvoir de négociation et leur compétitivité dans l’arène internationale. Dix membres de l’ASEAN ont décidé de former une seule communauté économique d’ici 2015 pour bénéficier d’une plus grande stabilité régionale.

Cette nouvelle étape va certainement apporter de nombreux changements pour la Thaïlande,  l’un des principaux pays membres de l’ASEAN, qui doit commencer à se préparer dès maintenant.
La communauté de l’ASEAN repose principalement sur trois piliers: sécurité communautaire, intégration économique et communauté socio-culturelle.

Maintenir la stabilité et la paix dans la région

En ce qui concerne le pilier de la sécurité, le Directeur général du Strategic Research Institute, Surasit Thanadtang a déclaré que les membres doivent respecter la souveraineté des pays membres, sans interférer dans les affaires intérieures respectives. Il a reconnu qu’il pourrait y avoir des conflits entre les membres, mais depuis la création de l’Asean, des moyens pacifiques ont d’abord été mis en oeuvre pour tenter de résoudre les conflits.

Les 10 Etats membres de l'ASEAN

 

Les combats entre la Thailande et le Cambodge ont provoqué pas mal de remous chez les autres membres de l’ASEAN, et constituent un premier test pour l’Asean et un de ses principaux  ses objectifs : maintenir la stabilité et la paix dans la région. Certains experts de la sécurité régionale estiment que le principe de base de l’organisation de ne pas interférer dans les affaires intérieures de ses membres, montre aujourd’hui les limites de son efficacité.

Une autre question, touche aux configurations de la politique intérieure des pays de l’Asean. Est-ce que les pays de l’ASEAN peuvent devenir plus ouverts et démocratiques? L’Indonésie a sûrement fait un grand pas vers la démocratie, mais pas la Thaïlande qui est revenu en arrière avec le coup d’Etat de 2006, sans parler du statu quo en Birmanie. La succession familiale dans de nombreux pays de l’ASEAN reste incertaine et même volatile.

En tant que groupe régional, l’ASEAN ne peut intervenir dans la politique intérieure de ses membres, mais elle peut défendre un engagement collectif vers la démocratie participative. L’idée d’un peuple de l’Asean a jusqu’ici uniquement été utilisée  pour favoriser les échanges culturels et la coopération, et non pas pour promouvoir ou défendre la démocratie (même si les efforts de l’Indonésie à travers le Forum de Bali sont louables). L’Asean a pris l’engagement de principe de défendre les droits de l’homme, mais reste limité par le respect de la norme de non-ingérence.

Le changement majeur de 2015 avec la Communauté économique asiatique (AEC)

L’AEC est un accord de libre échange entre les 10 pays membres de l’Association des Nations du Sud-Est asiatique (ASEAN), qui permettra la circulation de marchandises non taxées, et une libre circulation de l’investissement et du travail entre les États partenaires.

En ce qui concerne le pilier économique  le président de la Fédération des industries thaïlandaises, Chartsutipol Payungsak a admis que la plupart des entrepreneurs de PME thailandaises ne savent pas assez de choses sur les accords de libre échange (ALE) adoptés par le gouvernement. Il a expliqué que les entrepreneurs en Thaïlande se concentrent principalement sur le marché domestique et n’ont pas une connaissance suffisante du commerce international.

Dans le contexte de l’unification économique de 2015, la Thaïlande a indiqué qu’elle étudie la réduction du taux d’imposition des sociétés à un niveau équivalent à celui de Singapour (18% au lieu de 30% actuellement). D’autres adaptations seront certainement nécessaires pour ne pas risquer d’être en retard par rapport aux autrespays membres.

Le directeur général adjoint du Département des finances de la Thaïlande Anant Sirisaengtaksin a indiqué que le taux d’imposition des sociétés pourrait bientôt être réduit à 18 %, par rapport au niveau actuel de 30 %.  Le changement serait accompagné d’une augmentation de 3 % de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), à un niveau de 10 %, visant à compenser les pertes de recettes de la réduction du taux d’impôt sur les sociétés.

Selon le directeur adjoint du Département des finances, la réduction du taux est en préparation pour l’adhésion à venir de la Thaïlande à la Communauté économique de l’ASEAN (AEC) en 2015.

Le changement majeur de 2015 avec la Communauté économique asiatique (AEC) aura aussi un impact positif sur le marché immobilier dans tous les secteurs, ainsi que dans le transport et la logistique.  Les trains à grande vitesse en provenance de Chine reliant les pays de l’Asean passeront par la Thaïlande et sur le plan géographique, la Thaïlande se situe au centre des nouvelles routes qui relieront de nombreux pays. Dès lors la demande ne peu que augmenter pour les logements à Bangkok.

Redaction Bangkok

Par Redaction Bangkok

La rédaction de thailande-fr est installée à Bangkok depuis 2007, avec un rédacteur en chef, des pigistes, et des stagiaires d'écoles de journalisme et de communication.

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