Le nombre de personnes accusées de diffamation royale a dépassé les 200 en un peu plus de 18 mois en Thaïlande, selon la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et Thai Lawyers for Human Rights (TLHR).

Les arrestations, les détentions et les poursuites au titre de l’article 112 du Code pénal thaïlandais (lèse-majesté) ont principalement visé des militant·es et des manifestant·es pro-démocratiques qui ont exercé leur droit à la liberté d’expression, notamment en ligne.

« Au rythme actuel des poursuites, et compte tenu des taux de condamnation généralement élevés dans les procès pour lèse-majesté, la Thaïlande pourrait bientôt devenir l’un des pays comptant le plus grand nombre de prisonniers politiques dans la région. Le gouvernement thaïlandais doit mettre immédiatement un terme à cette épidémie de lèse-majesté et se conformer à ses obligations internationales en matière de droits humains. »

Adilur Rahman Khan, secrétaire-générale de la FIDH

Selon les informations recueillies par TLHR, entre le 24 novembre 2020 et le 16 juin 2022, 201 personnes – dont 16 enfants – ont été inculpées en vertu de l’article 112, qui prévoit des peines de prison pour ceux qui diffament, insultent ou menacent le roi, la reine, l’héritier du trône ou le régent.

Divers mécanismes de surveillance des droits humains des Nations unies (ONU) ont exprimé à plusieurs reprises leur inquiétude concernant les poursuites pour lèse-majesté en Thaïlande et l’application sévère de l’article 112. Ils ont également appelé à la modification ou à l’abrogation de l’article 112.

Source : FIDH

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