Reporters sans frontières condamne l’attaque, le samedi 26 janvier, par un ou plusieurs individus non identifiés, de quatre véhicules appartenant à la chaîne thaïlandaise ASTV. L’enquête en cours doit rapidement permettre d’identifier les auteurs des faits a également déclaré RSF.

“Cribler de balles des véhicules de médias n’est pas un acte anodin. Cette attaque reflète un climat actuel particulièrement hostile aux journalistes et aux acteurs de l’information dans le pays. L’enquête menée par les autorités doit rapidement aboutir afin que les coupables répondent de leurs actes.

Les autorités doivent également prendre des mesures pour endiguer les violences et les menaces à l’encontre des médias et préserver le droit à l’information”

a déclaré Reporters sans frontières.

L’attaque armée s’est produite dans la nuit du vendredi 25 au samedi 26 janvier, vers 3h25, au siège d’ASTV, à Baan Chao Phraya, sur la route de Phra Arthit, à Bangkok. Les dégâts n’ont été découverts que le lendemain matin, lorsque des journalistes d’ASTV sont arrivés sur les lieux. Quatre véhicules ont été criblés de balles, probablement tirées d’un calibre 22. L’attaque s’est produite au siège d’ASTV, à Baan Chao Phraya, sur la route de Phra Athit, à Bangkok. En jaune sur la portière arrière droite : Kao (News en Thaï). Photo: http://www.dailynews.co.th

La police, qui a eu accès aux vidéos de surveillance, affirme avoir découvert un individu vêtu de noir s’approcher du lieu de l’attaque à 3 heures 25. Le chef du Bureau de la police métropolitaine, le Général Kamronwit Thoopkrachang, a fait savoir que le mobile de l’attaque n’était pas encore déterminé.

Le groupe ASTV est connu pour être proche de l’Alliance populaire pour la Démocratie, qui rassemble des opposants au pouvoir en place, connus sous le nom de “chemises jaunes”. Il y a quelques jours, des soldats avaient manifesté devant le siège du groupe, l’accusant de se montrer trop critique envers le chef de l’armée.

Principal concerné par les critiques, le Général Prayuth a par la suite écarté toute possibilité qu’un ou plusieurs de ses soldats puissent être impliqués dans l’attaque.

Benjamin Ismaïl avec Olivier Languepin