Les conducteurs thaïlandais, tout du moins ceux qui conduisent avec un permis, devront surveiller leur comportement s’ils souhaitent le conserver

Conformément aux nouvelles dispositions de la loi sur la circulation routière approuvées vendredi par l’Assemblée législative nationale (NLA), la mise en place d’un permis à points a été officiellement adoptée en Thaïlande.

Les législateurs ont voté pour à 138 contre 1 pour approuver le projet de loi, avec trois abstentions.

Une fois publié dans la Gazette royale et entré en vigueur, le projet de loi modifiera la loi sur la circulation routière BE 2522 (1979) pour créer un permis de conduire à points suivant un modèle déjà utilisé dans de nombreux pays.

Un crédit de 12 points

Dans le nouveau système, chaque conducteur commencera avec 12 points sur son permis, mais des points seront déduits en fonction de la gravité des infractions routières commises.

Par exemple, franchir un feu rouge coûtera un point et ne pas céder la priorité à une ambulance coûtera trois points.

Une fois que le titulaire du permis aura atteint la limite inférieure de zéro point, son permis sera suspendu. Pour le récupérer, le conducteur devra suivre une formation.

La police royale thaïlandaise publiera un règlement sur la déduction de points après l’adoption du projet de loi. Mais le règlement doit d’abord être discuté lors d’audiences publiques.

Un des points controversés du projet de loi était de savoir si les loueurs de voitures devraient être condamnés à une amende ou punis si leurs clients ne peuvent pas payer après avoir été pris pour une infraction au code de la route.

La NLA a finalement accepté que la société de location de véhicules informe la police et lui fournisse des preuves dans les 30 jours si un client enfreint le code de la route. Faute de quoi, une entreprise devra payer cinq fois l’amende maximale au nom de son client.

37% de motards conduisent sans permis

À l’heure actuelle, la Thaïlande compte plus de 20 millions de motos. Environ 70% des décès sur les routes sont dus à des accidents de moto et ces chiffres sont en augmentation constante. 

Sans surprise, plus de 50% des décès de motocyclistes concernaient des motocyclistes qui conduisaient sans permis. La plupart d’entre ayant appris à conduire auprès de leurs familles et de leurs amis.

Les décès concernent principalement les jeunes hommes âgés de 15 à 24 ans. 

En 2017, le ministère des Transports terrestres (DLT) a signalé que 37% des motocyclistes n’avaient pas de permis de conduire et que 34% de leurs motos n’étaient pas assurés.

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