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Le gouvernement thaïlandais appliquera l’Etat d’urgence pendant les manifestations

Le gouvernement de la Thaïlande, s’est finalement résolu à appliquer la loi de sécurité intérieure (ISA) dans la capitale et sept provinces voisines à partir de jeudi pour maintenir la loi et l’ordre pendant les manifestations de masse annoncées par le Front uni pour la démocratie contre la dictature (UDD).

Panitan Wattanayakorn porte-parole du gouvernement a déclaré que la loi sur la sécurité sera appliquée du 11 au 23 mars dans Bangkok et dans les provinces de Nonthaburi, ainsi que dans 21 districts dont Pathum Thani, Ayutthaya, Samut Prakan, Samut Sakhon, Chachoengsao et Nakhon Pathom. Les chemises rouges avaient annoncé auparavant qu’ils mobiliseront un million de sympathisants à l’échelle nationale, à partir de vendredi, pour rejoindre leur rassemblement de masse le dimanche à Bangkok visant à obtenir la démission du gouvernement  Abhisit Vejjajiva.

The Government House, une des cibles préférées des manifestants sera sous haute protection à partir de jeudi. La loi sur la sécurité intérieure permet à l'armée d'intervenir pour maintenir l'ordre et donne aux militaires une marge assez large d'interprétation et d'action

Pour la manifestation de Bangkok le 14 mars, les membres et sympathisants de l’UDD se réuniront d’abord à plusieurs points de rassemblement. Le point central pour les provinces du nord a été fixée à Nakhon Sawan, tandis que ceux du Nord-Est se rencontreront à Saraburi et Nakhon Ratchasima à partir du 12 mars.

La loi sur l’état d’urgence, (ISA) donne aux forces armées de larges pouvoirs pour contrôler l’ordre, et impose des restrictions particulières limitant les libertés de circulation, de rassemblement et d’expression. Elle permet à l’agence de sécurité militaire l’ISOC, l’Internal Security Operations Command, d’imposer des couvre-feux, des postes de contrôle et de limiter les mouvements des manifestants.

Par Redaction Bangkok

La rédaction de thailande-fr est installée à Bangkok depuis 2007, avec un rédacteur en chef, des pigistes, et des stagiaires d'écoles de journalisme et de communication.