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Un membre de Nitirat agressé par des ultra royalistes

Worajet Pakeerat, professeur à l’université de Thammasat, et l’un des principaux leaders du mouvement Nitirat, a été attaqué hier par deux hommes sur le campus de Tha PhraChan.

Worajet Pakeerat, professeur à l’université de Thammasat, et l’un des principaux leaders du mouvement Nitirat, a été attaqué hier par deux hommes sur le campus de Tha PhraChan. La victime pense que l’attaque est liée à la proposition très controversé du mouvement concernant la demande de modification de la loi 112 du Code Criminel de Thaïlande, plus connu sous le nom de loi de la lèse-majesté.

Mr Pakeerat a expliqué qu’il regagnait son véhicule lorsque deux hommes l’ont attaqué par derrière avant de le frapper au visage. L’un d’entre eux a lancé « Je t’attends depuis ce matin ».

Il n’a pas pu les identifier, ses lunettes de vue ayant été propulsées au sol dès le premier coup. Les témoins ont expliqué que les deux hommes ont ensuite pris la fuite en moto.

Soigné à l’hôpital de Thonburi après plusieurs blessures au visage, Worajet Pakeerat a annoncé que la campagne, ainsi que la collecte de signature, continuerait malgré l’attaque.

Teera Suteewarangkurn,professeur de droit et membre lui aussi du groupe Nitirat, a receuilli des propos des agents de ménage et de sécurité expliquant qu’ils avaient vu les suspects à plusieurs reprises, notamment lors d’une récente manifestation organisé par des opposants de Nitirat sur le campus de l’université.

Quelques heures après, les deux suspects se rendent à la police

Somkit Lertpaithoon, proviseur à Thammasat, a condamné l’attaque :

« Les personnes qui ne sont pas d’accord avec les idées de Ajarn Worajet devrait proposer de débattre plutôt que d’avoir recours à la force ».

L’enquête n’a cependant pas durée longtemps: les deux hommes se sont rendus à la police de Chanasongkram ce matin, à peine une douzaine d’heures après l’attaque. Supot et Supar Silarat, 30 ans, sont deux résidents de la province de Pathum Thani. Les deux hommes ont avoués être membres du mouvement anti-Nitirat et avoir agi en opposition à la demande de modification de la loi de la lèse-majesté.

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