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Le nuage qui étouffe le nord la Thaïlande

Le problème semble prendre un peu plus d’ampleur chaque année. Une fois de plus, la région de Chang Rai dans le nord de la Thaïlande est fortement perturbée par un nuage de brouillard intense, dû aux conditions climatiques saisonnières alliées aux incendies volontaires.

Le problème semble prendre un peu plus d’ampleur chaque année. Une fois de plus, la région de Chang Rai dans le nord de la Thaïlande est fortement perturbée par un nuage de brouillard intense, dû aux conditions climatiques saisonnières alliées aux incendies volontaires.

Généralement, c’est entre les mois de janvier et avril, pendant la saison sèche, que le scénario se met en place. Le nuage de poussière, principalement causé par les incendies volontaires des forêts et des régions campagnardes, plonge les régions du nord dans un brouillard de pollution. Les conséquences sont non seulement désastreuse pour l’environnement, mais aussi de plus en plus néfastes pour la santé des habitants de ces régions. La pluie artificielle est une première solution, mais tant que les incendies persisteront pendant la saison sèche, le brouillard persistera.

Des niveaux de pollution supérieurs aux normes

Photo: MCOT onlineNews

Si Chiang Rai est la région la plus touchée, le département de Mae Sai se trouve une situation des plus critiques. La concentration de particules de poussière enregistrée mardi est parmi les plus élevés de la région.

Elle atteint environ 300 microgrammes par mètre cube alors qu’en Thaïlande, la norme est généralement de 120 microgrammes par mètre cube maximum. Or, cette année, la majorité de la province est couverte par cet épais nuage de poussière. La visibilité est réduite et les habitants sont exposés à un risque plus élevé de maladies respiratoires.

Les autorités de Chiang Rai prévoient de nettoyer l’air en diffusant de large quantité d’eau à travers la région. Le Centre de fabrication de pluie royal du nord a lancé sa première opération lundi. Elle consiste à fabriquer de la pluie artificielle pour combattre à la fois le brouillard et la sécheresse dans les provinces concernées.

Des risques de maladies respiratoire pour les habitants

D’après le centre de santé publique de Chang Rai, depuis début 2012 43 316 patients traités dans les hôpitaux provinciaux auraient déjà été diagnostiqués des maladies respiratoires. Les huit provinces les plus affectées sont Chiang Mai, Chiang Rai, Lamphun, Lampang, Mae Hong Son, Nan, Phayao et Phrae. Le ministre de la santé publique a déjà envoyé plus de 50 000 masques sanitaires dans ces régions pour renforcer la protection des habitants.  Wittaya Buranasiri, ministre de la santé publique, a annoncé qu’il prévoyait d’envoyer de nouveaux experts sur place afin de surveiller et de contrôler l’éventuelle évolution de ces maladies.

Une pollution causée principalement par les incendies volontaires

Le gouverneur de Chiang Mai, Mom Luang Panadda Diskul, a annoncé que le nuage de pollution faisait partie des priorités du gouvernement dans la région. Les problèmes ne sont pas seulement les problèmes de santé, mais pourrait aussi affecter l’industrie du tourisme. Le gouverneur compte désormais renforcer les mesures pour éviter les incendies volontaires chez les fermiers et les forestiers.

D’après les statistiques du centre de prévention des catastrophes naturelles, on compte plus de 162 incendies forestiers dans la région entre le 5 Janvier et le 15 février 2012, et plus de 400 hectares de forêts endommagés. Chaque année, plusieurs pays de l’ASEAN sont confrontés aux complications dues au nuage de pollution. Durant leur dernier rassemblement le 18 octobre 2011 à Phnom Penh au Cambodge, les ministres  de l’environnement de l’ASEAN ont annoncé la mise en place d’un fond monétaire destiné à aider les pays concernés par ces nuages de poussière. De plus, ils ont noté la coopération de la Thaïlande avec le Laos et la Birmanie, qui souhaiter installer plus de stations de contrôle de qualité de l’air.

  • Effectivement, Chiang Mai est sous un terrible nuage de fumée depuis plusieurs jours. Doi Suthep est à peine visible (et pourtant j’habite derrière l’université de Chiang Mai, donc pas loin de la montagne à priori)!

    Le pire étant lorsqu’on roule en mobylette, les lèvres s’assèchent, les yeux piquent, etc… J’adore Chiang Mai, mais là franchement, c’est dur! On en viendrait presque à espérer qu’ils brûlent tout le plus vite possible histoire d’en être quitte 🙁