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Le plaidoyer d’Abhisit Vejjajiva pour la Thaïlande

L’ancien Premier Ministre Abhisit Vejjajiva, président du Parti Démocrate (opposition) s’est emparé aujourd’hui des pages du Bangkok Post pour y partager un plaidoyer appelant les Thaïs à défendre leurs idées et continuer à se battre pour un pays libre et démocratique

L’ancien Premier Ministre Abhisit Vejjajiva, président du Parti Démocrate (opposition) s’est emparé aujourd’hui des pages du Bangkok Post pour y partager un plaidoyer appelant les Thaïs à défendre leurs idées et continuer à se battre pour un pays libre et démocratique. Pour un gouvernement « pour et par le peuple ».

Le leader du parti démocrate dépeint une situation bloquée dans la Thaïlande d’aujourd’hui : fortes manifestations, actes de violence injustifiés, haine et division du pays… « Nous méritons mieux », a-t-il affirmé.

« Les gens manifestent parce qu’ils ne sont pas certains que leurs besoins soient reconnus. Les Thaïs manifestent contre la corruption. Ils manifestent contre l’abus de pouvoir. Ils manifestent contre les politiques populistes ratées.

Ils ne croient plus aux politiciens et aux procédures politiques, y compris les élections qui ne sont plus libres et justes. »

Il n’hésite pas à rappeler les richesses culturelles et économiques du pays, son héritage, son passé, allant même jusqu’à se plonger dans un futur plus serein. La Thaïlande n’a jamais été colonisée, elle a connu un fort développement économique. Aujourd’hui, elle est une plaque tournante pour l’industrie automobile, la technologie, les services ou encore les loisirs.

« Derrière notre célèbre sourire thaï, il y a une énorme fierté nationale, une détermination pour réussir, la volonté de continuer à grandir, à se développer. »

Abhisit Vejjajiva condamne la politique, l’accusant d’être responsable de la situation actuelle.

« Ce qu’il se passe aujourd’hui dans les rues de Bangkok est une preuve irréfutable que les Thaïs croient qu’ils méritent un meilleur système. »

Il ne se décharge pas sur la Première Ministre actuelle et se veut responsable de la situation, appelant également tous les leaders politiques à guider le pays pour sortir de « cette impasse ».

« Nous devons également protéger le droit des Thaïs de protester pacifiquement, pour un droit qui est sûrement une des caractéristiques clés de la démocratie. »

Dans le texte, il n’oublie pas de rappeler le projet de loi d’amnistie proposé par le gouvernement qui aurait permis de blanchir l’ancien Premier Ministre Thaksin Shinawatra, qui a mis le feu aux poudres et provoqué le début des manifestations qui durent depuis plusieurs mois. C’est avec des mots forts et engagés qu’il soumet sa vision du gouvernement :

« Où ailleurs dans le monde avons-nous déjà vu un gouvernement élu démocratiquement tenter de faire passer une loi pour blanchir un des membres de sa famille ? »

« Nous devons faire face à la réalité selon laquelle seulement quelqu’un de crédible et accepté par les deux côtés puisse mener à des réformes et mettre en place de nouvelles élections. Cette personne n’est clairement pas l’actuel gouvernement, ni les leadeurs des manifestations, ni le parti démocrate »,

a-t-il ajouté en insistant sur le fait que le temps est compté, et que chaque jour le pays s’éloigne un peu plus des opportunités qui l’attendent.

Il se montre confiant en un pays qui a toujours su rebondir face aux crises économiques et politiques dans le passé.

« Il est temps pour le gouvernement d’engager les autres. De notre côté, le parti démocrate est prêt à jouer un rôle constructif. »

Abhisit Vejjajiva conclut son argumentaire avec une exhortation souvent reprise par les manifestants qui occupent en ce moment les rues de la capitale

“It really is the time to restart Thailand.[NLDR : il est vraiment temps de redémarrer la Thaïlande] ».

Par Pauline Bouveau

Étudiante en Master 1
Nouvelles Pratiques Journalistiques
Université Lumière Lyon 2

  • ” restart thailand” Tiens c’est curieux, pourquoi maintenant alors qu’il était au pouvoir pendant plus de 2 ans et n’a jamais rien fait pour la réconciliation nationale mais a su par contre bien régler le problème des ” reds ” avec une grande éfficacité, ça on ne peut lui enlever !!
    Quel faux cul !!!
    Et bien sur les journalistes répandent sa propagande . il serait mieux de faire le bilan de son action comme ancien PM.
    Cet article n’apporte rien de nouveau,sinon le refrain éculé d’un leader de l’opposition ou peut être un
    plaidoyer sur lui même devant son incompétence !!!!!

  • Je partage le point de vue de Marco Ambrosi. N’oublions pas que Southep qui fout actuellement le bordel à Bangkok était membre du gouvernement d’Avisit. Quel crédit donner à Avisit qui refuse d’engager son parti dans les dernières élections ??? est-ce là sa vision de la démocratie