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Sangkhlaburi, à l’ouest le paradis

La ville de Sangkhlaburi fait partie de ces itinéraires bis où l’on compte sur les doigts d’une main les occidentaux, mais où la classe moyenne thaïlandaise a pris ses habitudes.

Dans la province de Kanchanaburi, à la limite ouest du Royaume, le district de Sangkhlaburi est un véritable havre de paix, peuplé par des habitants amicaux entouré d’une végétation luxuriante.

A environ six heures de Bangkok, il faut toutefois bien du courage pour accéder à Sangkhlaburi, la route étant tortueuse à souhait par certains endroits.

Sangkhla, une destination très prisée par les Thaïlandais

Une fois sain et sauf à destination, à première vue le calme et la sérénité règnent. Pourtant, la ville est un lieu touristique très fréquenté par les Thaïlandais qui y affluent par milliers lors des longs weekends fériés.

La ville de Sangkhlaburi fait en effet partie de ces itinéraires bis où l’on compte sur les doigts d’une main les occidentaux, mais où la classe moyenne thaïlandaise a pris ses habitudes.

Ils apprécient bien entendu la richesse culturelle, le calme et le climat tempéré des lieux, mais surtout le paysage bucolique de cette petite bourgade nichée aux bords des rives de l’immense réservoir Khao Laem, formé suite à la construction du barrage Vajiralongkorn en aval.

Du fait de cette étendue d’eau et d’un relief vallonné, l’attraction principale de Sangkhlaburi est un magnifique pont en bois, le plus long de Thaïlande, reliant la partie plutôt thaï du village à la partie môn, du nom de cette ethnie millénaire.

Un patchwork de diversité culturelle

Une partie du district de Sangkhlaburi est d’ailleurs frontalier de l’État Môn au Myanmar.

Tout le district de Sangkhlaburi est un véritable patchwork de la diversité culturelle et linguistique de la région.

Si beaucoup des habitants ont l’air thaïs, ils ne parlent pas forcément bien cette langue, surtout les enfants, beaucoup étant d’origine birmane, môn ou karen.

Sangkhla, pour les intimes, regorge ainsi de boutiques d’artisanat vendant petits objets, sculptures et vêtements multicolores tels que les peuples des montagnes les arborent fièrement.

Temples des villes, temples sous l’eau

Le district comprend plusieurs temples dont quelques-uns directement en ville.

Après la traditionnelle séance de photos sur le pont, les touristes thaïlandais, tel un cortège, aiment les visiter les uns après les autres, en privilégiant les plus connotés spirituellement.

Certains sont alors bondés alors que d’autres, à priori tout aussi joli pour un œil extérieur, sont littéralement vides.

En ville, la compétition entre les temples est remporté haut la main par le Wat Wang Wiwekaram et le Chedi Phutthakhaya, réplique du temple de la Mahabodhi en Inde.

La ronde des temples prend ensuite un tournant aquatique.

Près du pont, les visiteurs louent une pirogue à moteur pour quelques centaines de baht afin de visiter trois temples un peu spéciaux: deux sont à moitié submergés alors que le troisième, près du rivage, est accessible uniquement par bateau.

Suite à la construction du barrage Vajiralongkorn – qui marque par ailleurs le début de la rivière Kwè Noï, à ne pas prononcer Kwaï Noï comme on l’entend souvent – deux temples ont été engloutis.

Suivant la saison, ils peuvent être au sec ou partiellement inondés.

Leur soudaine immersion a par ailleurs renforcé leur poids spirituel puisque les bouddhistes viennent y prier en masse, pour ne pas eux-mêmes être submergés dans leur propre vie.

Idées découvertes à Sangkhlaburi

L’une des idées découvertes aux alentours de Sangkhlaburi est de visiter le Col des Trois Pagodes qui marque la frontière entre la Thaïlande et le Myanmar.

Ce lieu est un passage historique entre les peuples et les religions depuis toujours, symbolisé par trois pagodes du côté thaïlandais. Ce col fut par ailleurs le lieu choisi par les Japonais pour y faire passer le chemin de fer de la mort pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Malgré l’aspect touristique de Sangkhlaburi, les hôtels sont peu nombreux, le bourg est paisible, il n’y a pas vraiment de bars et presque aucun bruit après 19 heures.

Il en faut alors très peu pour sortir des chemins battus.

Pour se faire, louer une mobylette est le meilleur moyen de se perdre encore plus. Petit conseil, identifiez sur Google Maps où se trouvent de petits villages, un cours d’eau et s’il y a une route qui s’en approchent

Ensuite, à vous de jouer pour faire connaissance ou trouver un coin tranquille pour y faire trempette.

Autre activité qui ravira les bouddhistes endurcis et les curieux, chaque matin à l’aurore a lieu sur le pont la traditionnelle procession des moines.

En guise de mérite, les habitants et les visiteurs offrent de la nourriture aux jeunes moines et nonnes dans ce paysage idyllique. En général, le charme de la scène justifie à lui seul les longues heures de route.

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