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Alors que le ciel de la capitale thaïlandaise s’obscurcit à nouveau, les relevés de particules fines PM2.5 dépassent les seuils de sécurité dans plusieurs districts. Ce jeudi 19 février 2026, la municipalité de Bangkok (BMA) a placé 39 zones en « alerte orange », appelant les résidents à la plus grande vigilance.

Le réveil a été brumeux, et ce n’est pas l’humidité qui en est la cause. Depuis ce matin, une nappe de pollution particulièrement dense recouvre Bangkok, confirmant une tendance à la dégradation observée ces derniers jours.

La concentration moyenne de particules PM2.5 à l’échelle de la ville a grimpé à 39,1 microgrammes par mètre cube (µg/m³), franchissant ainsi le seuil national de sécurité fixé à 37,5 µg/m³, selon le centre d’information sur la qualité de l’air de la municipalité (BMA).

L’ouest de Bangkok particulièrement touché

Si l’ensemble de la métropole ressent les effets de ce pic, ce sont les districts de l’ouest qui paient le plus lourd tribut. Les relevés les plus inquiétants ont été enregistrés à Thawi Watthana (48,2 µg/m³) et Nong Khaem (47,9 µg/m³). Le centre-ville n’est pas épargné : des quartiers très fréquentés comme Bang Rak et Pathum Wan affichent également des taux supérieurs à 46 µg/m³, plaçant ces zones dans la catégorie « orange » (qualité de l’air commençant à affecter la santé).

Cette situation s’explique par une combinaison de facteurs saisonniers bien connus : une circulation de l’air quasi inexistante due à des conditions météorologiques stagnantes, couplée aux émissions constantes du trafic routier et aux brûlages agricoles en périphérie de la capitale.

Mesures de restriction et santé publique

Face à cette détérioration, la BMA a activé ses protocoles de prévention. Les autorités recommandent vivement aux habitants, en particulier aux groupes vulnérables (enfants, personnes âgées, femmes enceintes), de limiter leurs activités physiques en extérieur et de porter systématiquement un masque de type N95 ou équivalent lors de leurs déplacements.

Sur le plan opérationnel, la ville renforce ses mesures de contrôle : surveillance des émissions polluantes, avec une intensification des inspections ciblant les véhicules émettant des fumées noires. Chantiers sous surveillance : les sites de construction, gros pourvoyeurs de poussière, font l’objet de vérifications plus strictes. Télétravail encouragé : La municipalité réitère son appel aux entreprises pour privilégier le travail à distance lorsque les pics de pollution persistent.

Une accalmie précaire ?

Les prévisions de ventilation pour les prochains jours suggèrent une légère amélioration entre le 18 et le 21 février, mais les experts météo préviennent déjà qu’un nouvel affaiblissement des vents est attendu autour du 22 février.

Pour les expatriés et les touristes présents dans la capitale, il est conseillé de suivre en temps réel l’évolution de la situation via l’application AirBKK ou le site du Département de contrôle de la pollution (PCD). À Bangkok, le « combat pour l’air pur » reste plus que jamais une réalité quotidienne de la saison sèche.

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