Depuis environ un an, la pression du gouvernement thaïlandais pour faire la chasse aux locations de courtes durées illégales s’est renforcée.

Mais pour autant, nombreux sont encore les particuliers, voire les entreprises, qui louent des appartements ou des maisons en Thaïlande pour de courts séjours par l’intermédiaire de sites Internet comme Airbnb, Homeaway ou autres. Alors, qu’en est-il ?

La loi est claire : pas de location de moins de 30 jours sans licence hôtelière

Du côté de la loi, les choses sont claires et définies par l’Hotel Act. Seuls les hôtels (disposant de la licence hôtelière) sont habilités à effectuer des locations pour des durées inférieures à 30 jours.

Aussi, tout particulier ou toute entreprise souhaitant louer un logement sans disposer de licence hôtelière ne peut le faire que pour des durées égales ou supérieurs à 1 mois.

Si vous aviez en tête d’acheter un appartement pour faire de l’investissement locatif en le gérant vous-même et en le louant à la nuit à des touristes… vous vous mettez en infraction vis-à-vis de la loi thaïlandaise.

Phuket : les condominiums sous surveillance

Île la plus touristique de Thaïlande accueillant entre 8 et 10 millions de touristes chaque année, Phuket a vu se développer au cours des 10 dernières années de nombreux immeubles d’appartements vendus à des particuliers avec des promesses locatives, et gérés ensuite par des sociétés de gestion plaçant les logements sur des sites de locations de vacances tel que Airbnb ou Homeaway voire sur des sites hôteliers tels que Agoda ou Booking.com.

C’est assez naturellement que les hôteliers « licenciés » ont commencé à protester. Obtenir une  license hôtelière a un coût, il faut respecter un certain nombre de normes de sécurité et payer des taxes.

Aussi l’année dernière, de nombreux propriétaires d’appartements situés dans des condominiums devenus des hôtels illégaux, se sont retrouvés avec des lettres d’avertissement du gouvernement, le non-respect de la loi pouvant entraîner une lourde amende voire la prison.

Certains établissements se mettent en règle, mais cela n’est pas toujours facile et peut être coûteux si les constructions ne respectent pas un certain nombre de normes.

Cette chasse ne concerne pas que des immeubles d’appartements vendus à des étrangers mais aussi un certain nombre d’établissement hôteliers qui opéraient sans licence.

Bangkok : des copropriétés qui font la « guerre au touristes »

A Bangkok, et cela indépendamment de toute intervention gouvernementale, nombreux sont les immeubles d’appartements situés dans le centre de Bangkok dont les sociétés de management nommées par la copropriété veillent à l’application de cette loi.

Non pas sous pression des hôtels, mais simplement parce que les résidents ne voient pas d’un bon œil le fait que leur immeuble, et notamment les équipements communs (piscine et salle de sport notamment) soient utilisés en permanence par de nombreux touristes, pas toujours respectueux des lieux, parfois bruyants…

Aussi, si vous achetez un appartement à Bangkok dans un but locatif, c’est bien à des locataires de longue durée qu’il faudra louer votre appartement.

Dans la pratique, les locations saisonnières sont encore largement pratiquées

Dans la pratique, il existe encore de nombreux propriétaires louant leur logement particulier pour de courtes durées sur des sites de location de vacances.

Certains condominiums sont plus tolérants que d’autres, et les lotissements de villas, également, moins concernés par les contrôles.

On notera également que la priorité du gouvernement est de lutter contre les locations de très courte durée (moins d’une semaine) qui représentent une concurrence directe pour le secteur hôtelier.

Ainsi, par exemple, si vous possédez une villa dans une station balnéaire que vous louez occasionnellement pour des durées « intermédiaires » (deux ou trois semaines par exemple), le risque d’être contrôlé et pénalisé est à ce jour faible.

Une bonne connaissance du contexte local, du fonctionnement de chaque copropriété est donc un élément important avant de vous lancer dans la location saisonnière.

Investissement locatif : les solutions

Au final, deux solutions se dégagent si votre objectif est de réaliser un investissement locatif en Thaïlande générant une bonne rentabilité et en respectant la loi.

La première est de louer votre bien à l’année à des résidents.

La seconde est d’investir dans des programmes immobiliers spécialisés qui disposent de la licence hôtelière pour gérer les locations saisonnières en toute légalité pour leurs propriétaires investisseurs.

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2 Commentaires

  1. J ai mon 2 pieces a sous louer du 1er Mai au 31 Octbre ( Minimum 3 mois)
    Quartier Sathorn
    A qui dois je m adresser?
    Merci

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